Ce samedi 29 août, c'est la nuit européenne des chauves-souris. Trois soirées sont prévues dans la province: Bomal, Lamorteau et Mortehan. Samedi dernier, déjà, des curieux ont rejoint le moulin de Bardonwez à Rendeux pour reconnaître plusieurs espèces et mieux comprendre leur rôle dans l’environnement.

Frédéric Forget, cancérologue de profession est aussi chiroptérologue, spécialiste des chauves-souris. Samedi dernier à Rendeux, ce membre du Cercle des Naturalistes de Famenne-Ardenne a partagé ses connaissances sur cet animal qui effraie encore certains et en fascine beaucoup d’autres.

« On ne protège que ce qu’on aime. Et donc, pour aimer, il faut commencer par connaître », confie Frédéric Forget

La Belgique compte 23 espèces de chauves-souris. Huit peuvent être observées autour du moulin de Bardonwez. Pour les distinguer sans même les voir, les participants apprennent d’abord à reconnaître les sons associés à chacune d’elles.

« Si nous avons entendu un "tac tac tac tac tac", ça, c’est un Daubenton. Si c’est un "chop chop chop chop chop", c’est plutôt une pipistrelle. Et si c’est "tip chop, tip chop", ce serait une noctule », ajoute notre spécialiste

Un animal qui a beaucoup de choses à dévoiler 

La chauve-souris est une espèce qui reste encore méconnue dans nos régions. Ce genre de soirée permet donc aux visiteurs de mieux connaître cet animal. Dans le groupe, certains ne se contentent donc pas d’écouter. Une guide nature consigne les informations pour pouvoir ensuite les partager.

« Je prends des notes parce que moi, je suis guide nature, et je fais aussi ça pour mes enfants. Tout ce que j'apprends ici, je vais le transmettre à mon entourage»

Devant le grenier du moulin, la démonstration devient plus concrète. Le passage d’une chauve-souris est enregistré et sa représentation à l’écran permet d’identifier l’espèce. La soirée se poursuit ensuite au bord de l’Ourthe. Ce changement de milieu permet d’observer d’autres comportements, car toutes les chauves-souris ne chassent pas au même endroit.

« Le Murin de Daubenton vient spécifiquement chasser les insectes au-dessus de l’eau, tandis que la Pipistrelle commune vole davantage autour du bâti» dit Jean-François Krins, fondateur du Cercle Naturaliste Famenne-Ardenne

En mangeant les insectes, les chauves-souris protègent naturellement les vergers et les cultures. Préserver leurs abris et leurs terrains de chasse reste donc indispensable pour maintenir leur présence autour du moulin et dans la région.

Pour en savoir plus sur la Nuit européenne des chauves-souris et les activités organisées ce samedi 29 août par les cercles des naturalistes et  Natagora