À l'initiative du GAL Nov'Ardenne, la commune de Libin teste actuellement l’entretien de ses zones de captage grâce à la traction animale. Durant 1 année, des chevaux de trait remplaceront les ouvriers et leurs débroussailleuses pour contrôler la végétation.
Majeur, un cheval de trait de 7 ans et 7 kg, et son meneur Adrien entretiennent une zone de captage située dans les bois entre les villages de Libin et Anloy. "Les zones où il y a beaucoup de ronces sont plus délicates, parce que le cheval tire les ronces en plus du broyeur, explique Adrien Melebeck, de l'asbl Trait. Le travail est assez difficile, mais on fait des pauses assez régulièrement pour ne pas l'épuiser."
Propriétaire de son réseau d’eau, la commune de Libin dispose de 8 zones de captage dispersées sur son territoire. Ces sites sont soumis à des contraintes environnementales strictes. "Dans cette zone, dans le sol, il y a des drains qui amènent l'eau dans un captage qui lui-même amène l'eau dans le réseau de distribution. Ces zones de captage doivent être protégées. On ne peut pas se permettre de fuites d'hydrocarbures", rappelle Anne Laffut, la bourgmestre de Libin.
Les tracteurs sont donc interdits sur le site. Jusqu’à présent, ce sont les ouvriers communaux qui intervenaient à la débroussailleuse. La traction animale pourrait leur permettre un gain de temps certain.
De l'étude à la phase test
Pour objectiver cette alternative, le Groupement d'Action Locale (GAL) Nov’Ardenne a mandaté l’asbl Meneurs pour étudier les potentiels du cheval de trait pour certaines tâches communales. La commune de Libin a identifié l'entretien de ses zones de captage d'eau potable comme une tâche potentiellement réalisable par traction animale.
"Les résultats de l’étude démontrent qu’un cheval de trait consomme 2 kg de CO² par jour contre 18 kg pour une débroussailleuse thermique classique", assure Gaëtan Pyckhout, de l'asbl Meneurs.
Et après ?
Entièrement financée par le GAL Nov’Ardenne, la commune de Libin participe à la phase de test du projet durant 1 an. "Durant cette phase test, on va voir si cette pratique est possible, explique Gautier Poncin, chargé de mission au GAL Nov'Ardenne. On ne voulait pas que la commune s'engage directement. Dans un an, la commune verra si elle s'engage sur le long terme à utiliser le cheval de trait pour l’entretien de ces zones de captage."
Et peut-être donner des idées à d'autres communes. Actuellement, Libin est la seule commune du territoire à participer à ce test proposé et financé par le GAL Nov’Ardenne.