Depuis ce 20 janvier, les agriculteurs de toute l'Europe sont mobilisés devant le Parlement européen à Strasbourg. Objectif : remettre en cause l'accord du Mercosur. Agriculteur à Arlon, Corentin Jaaques était sur place pour représenter les jeunes agriculteurs. 

Ce mercredi 21 janvier, c'est avec à peine 10 voix d'écart que les parlementaires européens ont voté pour une saisine de la Cour de Justice de l’Union européenne pour vérifier la conformité du traité de libre-échange commercial entre l’UE et les pays sud-américains du Mercosur. Un vote qui gèle le processus de ratification au Parlement européen. La veille, les agriculteurs étaient près de 5000 devant les fenêtres le siège à Strasbourg. Parmi eux, Corentin Jaaques, agriculteur arlonais et vice-président de la FJA.

"L'avenir, c'est les jeunes qui doivent l'écrire, les jeunes qui font des investissements pour 20, 30, 40 ans. Et aujourd'hui, ils attendent un signal fort qui leur laisse un espoir de croire dans le long terme". 

On peut encore dire que vous avez de l'espoir, vous ne lâchez pas l'affaire ?

"On ne lâche pas l'affaire. Si on lâche l'affaire, alors qu'on arrête tout de suite notre métier, qu'on change de métier... ce n'est pas ce qu'on veut aujourd'hui. On veut vraiment pousser le Parlement ici à faire une saisie de la Cour de justice européenne pour qu'elle nous donne, ce qu'on espère, une invalidation au niveau juridique sur cet accord. Mais aussi que dans un deuxième temps, cet accord soit tout bonnement rejeté par le Parlement européen quand il devra se prononcer, le moment venu" explique Corentin Jaaques, agriculteur à Autelbas (Arlon) et vice-président de la Fédération des jeunes agriculteurs (FJA).

Images et interview: Notélé