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Vielsalm : les Macralles de retour pour jouer des mauvais tours

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 Publié le jeudi 22 juillet 2021 à 15:49 - Mis à jour le jeudi 22 juillet 2021 à 17:06    Vielsalm

Après deux années d'absence, les Macralles du Val de Salm ont retrouvé leur public lors du sabbat mardi soir. Pour la première fois, l'événement s'est déroulé dans le parc communal de Vielsalm. Une édition singulière qui a beaucoup plu au public.

La cérémonie se tient traditionnellement le 20 juillet, mais a été postposée d'un jour suite à la journée de deuil national. Autre changement : le lieu. Les organisateurs n'étaient pas en mesure de respecter les règles sanitaires sur le lieu-dit "Tiennemesse", théâtre habituel du sabbat. Par conséquent, ils ont reproduit le décor dans le fond du parc communal de Vielsalm. "C'est particulier pour nous, car le sabbat se déroule à "Tiennemesse" depuis 1956", rappelle Philippe Winand, président des Macralles du Val de Salm.

Quatre barons et baronnes intronisés

Parmi les nouveautés de cette édition, les dialogues ont été sous-titrés en français et néerlandais sur un écran géant. Comme chaque année, le spectacle était composé d'une série de saynètes où les Macralles racontent les mauvaises aventures arrivées aux habitants de Vielsalm durant l'année écoulée. Le tout était ponctué avec beaucoup d'humour et d'autodérision.

Les scènes étaient entremêlées avec les intronisations des nouveaux barons et baronnes qui font leur entrée dans la confrérie : l'animatrice radio Fanny Gillard, le grand maître des Blancs Moussis de Stavelot Pierre Blaise, la directrice de l'ADL locale Nathalie Delacolette, et Jean-Marie de Backer, le président de l'ASBL La Rouge-Rie.

Passage de témoin chez les gardes champêtres

Du changement, il y avait aussi sur scène. Après 50 ans dans le rôle du garde champêtre, Christian Charlier va bientôt passer le relais. Hier, il était accompagné de celui qui deviendra son successeur, Grégory Kucharski. À 74 ans, Christian Charlier ne se sent plus d'assumer les deux jours de festival, le cortège puis le sabbat. "Il est temps de passer le témoin, du moins pour le cortège. Pour le sabbat, j'aimerais encore poursuivre l'aventure quelques années", sourit celui qu'on surnomme Topi.

Sans le traditionnel feu d'artifice, mesures sanitaires obligent, le spectacle d'un peu moins de deux heures s'est clôturé avec le départ en corbillard du Diable, satisfait des mauvais tours joués par ses "Neurès Bièsses".

À revoir sur le même sujet : les Macralles ne font pas d'omelette sans casser des oeufs.

 


Lucas Piron