Les Legend Boucles de Bastogne ont été endeuillées ce week-end suite au décès d'une spectatrice percutée par une voiture de course. Un incident qui pose la question de la sécurité sur les rallyes. Quels sont les éléments sécuritaires à respecter dans l'organisation d'un tel événement ?
Frédéric François est un habitué des Legend Boucles. Ce pilote participe à l'événement depuis plusieurs années dans la catégorie Legend et se battait ce week-end pour une place sur le podium. Sur ce type d'événement, il explique que les voitures sont soumises à plusieurs contrôles afin de pouvoir participer.
"Notre voiture doit être passée au contrôle technique tous les six, prévient le pilote. En plus de cela, nous avons un contrôle technique de l'ASAF (Association Sportive Automobile Francophone, ndlr) pour nos baquets, nos harnais afin que tout soit homologué. Nous devons également être en ordre d'assurance."
Licence en ordre et équipement aux normes sont également demandées aux pilotes. Des pilotes qui reçoivent avant chaque spéciale un cahier des charges de plusieurs dizaines de pages décrivant le parcours et les zones à risques.
Des règles strictes
Le drame de ce week-end a ravivé le débat sur l'organisation des rallyes. Certains politiques appellent à un renforcement de la sécurité sur ces événements.
Pourtant, l'organisateur des Legend Boucles rappelle que ce type d'épreuve est soumis à une réglementation des plus strictes. Bourgmestres, Gouverneur, police sont autant d'acteurs présents autour de la table afin de mettre sur pied une compétition automobile.
"Les organisateurs de rallye sont soumis à des règles extrêmement strictes, précise Vincent Franssen, responsable presse du Royal Automobile Club de Spa. Nous avons une cellule de crise qui est mise en place avec le Gouverneur de la province de Luxembourg. Tout est encadré. À partir du moment où le go est donné pour une spéciale, c'est que les conditions sont respectées."
Zones ouvertes au public ou non
Les zones accessibles ou non au public font elles aussi partie intégrantes de la réglementation en vigueur sur ce type d'événement, comme on peut le lire dans ce document du SPF intérieur.
"Ces zones sont fixées dans un règlement de police. Elles sont délimitées sur le terrain au moyen de rubans en plastique rayés rouge et blanc (rubalises) et identifiées au moyen de signaux C19 et C19 à validité zonale (...) Pour les zones particulièrement dangereuses, c’est-à-dire celles où les risques de sorties de route sont élevés, il faut utiliser un dispositif adapté à la spécificité de la zone et en interdire physiquement l’accès (...) Toutes les zones accessibles au public doivent offrir des possibilités suffisantes d’évacuation. Si une ou plusieurs personnes se trouvent dans des zones interdites, l’organisateur doit immédiatement différer le départ ou suspendre l’épreuve."
SPF Intérieur.
Selon les premiers éléments relatifs à l'accident de dimanche, la personne touchée se trouvait dans une zone autorisée, à dix mètres de la route comme le veut le réglement. Preuve que malgré la tenue des mesures de sécurité, le risque zéro n'existe malheureusement pas.