Sur deux campagnes menées à Saint-Hubert, septante habitations ont fait l'objet d'une analyse thermographique gratuite. Caméra au poing, prêtée par la Province, le coordinateur POLLEC de la commune identifie les éventuelles déperditions de chaleur.
Une douzaine de communes ont bénéficié du service.
Thierry Blondlet est le coordinateur POLLEC pour la commune de Saint-Hubert, chargé de mettre en oeuvre des initiatives pour réduire les factures énergétiques.
Ce vendredi matin il a rendez-vous chez Claude Fisson, pour une analyse thermographique de son habitation…
"Cette camera agit comme un thermomètre d'une extrême précision. Il suffit de pointer un endroit de la pièce et l'écrant fait apparaître les températures renvoyées"
Thierry Blondlet, coordinateur POLLEC sur Saint-Hubert
Cette caméra thermique est une trois acquises par la Province il y a deux ans, mises à disposition des communes qui en font la demande pour une période de quinze jours allant de septembre à mars.
C’est le deuxième hiver que Saint-Hubert y prend part.
L’analyse du jour ne portera que sur les deux pièces de vie, les deux seules véritablement chauffées de toute cette habitation, dont les améliorations énergétiques se sont limitées en quarante ans aux panneaux solaires et à une nouvelle porte d’entrée.
"Je sais que les châssis alu sont de premières générations qui pleurent quand il fait trop froid dehors et que les murs ne sont pas isolés. Mais je voulais en savoir un peu plus"
Claude Fisson, habitant de Saint-Hubert
Un rapide passage suffit à objectiver les températures renvoyées par les matériaux. Sur son écran la caméra affichent les écarts, et permet d’identifier les points faibles et d’évaluer l’ampleur des ponts thermiques.
"Ici on voit que les châssis font un pont important, mais il n'y a pas de passage d'air ou de joints défectueux. Quant à connaître la rentabilité en cas de remplacement, il est préférable de faire appel à un auditeur énergétique"
Thierry Blondlet, coordinateur POLLEC sur Saint-Hubert
L’analyse thermographique n’a valeur ni d’audit énergétique ni de certification PEB, mais offre un premier aperçu sur les situations individuelles.
Des mesures comme celles-ci, à domicile, Thierry Blondlet en a réalisé une cinquantaine l’an dernier, près d’une trentaine cette fois-ci. De même que sur plusieurs bâtiments communaux : "Comme la piscine que j'ai analysée la semaine dernière. En quinze jours, il nous a fallu sélectionner ceux la commune envisage de procéder à des améliorations énergétiques"
La semaine prochaine, la caméra changera de main et circulera sur Florenville et sur Etalle. Depuis le lancement du service sur la province de Luxembourg, douze communes en ont déjà bénéficié.