Mal jetées, mal triées, les piles, batteries et petites bonbonnes de gaz jetables sont des sources d'incendie sur les sites de traitement des déchets. 
IDELUX Environnement rappelle de l’importance de ne surtout pas les jeter dans les poubelles, et de les apporter dans les recyparcs. 

L’incendie avait tourné au drame. Fin juillet 2024, un feu avait pris accidentellement sur le site de traitement de déchets Valtris près de Charleroi, provoquant le décès d’un membre du personnel. Quelques mois plus tôt, c’est à Habay que l’incendie prenait , heureusement là sans gravité.

Dans les deux cas, une même cause :  l’explosion d’une batterie, retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment, parce que jetée dans la mauvaise poubelle.  

"La batterie avait été jetée avec le jouet dans les encombrants. 
Lors du traitement des plastiques durs, elle a été broyée, et par effet de frottement, elle s'est enflammée. L'incendie s'est propagé sur une partie du hall à Habay"
Bertrand Lejeune, directeur technique d'IDELUX

Les conteneurs encombrants ne sont pas les seuls à recevoir des objets dangereux.
Les équipes en retrouvent aussi dans les papiers-cartons, et même dans les sacs bleus PMC, 

"On y retrouve des batteries, des bonbonnes de gaz à usage unique, ces petites bonbonnes qu'on utilise par exemple en cuisine dans les siphons. Lorsqu'elles se retrouvent dans la chaÎne des PMC ou en incinération, elles peuvent exploser sous la pression ou la chaleur et devenir de véritables petites bombes"
Bertrand Lejeune, directeur technique d'IDELUX

Depuis l'incendie à Habay, IDLEUX Environnement teste un système de surveillance par caméras thermiques, comme celui installé dans le hall tampon situé à Tenneville.

Si l'investissement est indispensable pour la sécurité du personnel, et la protection des bâtiments, son coût s’ajoute à la facture déchets des ménages.