Tout le monde a encore en mémoire les inondations de 2021. 
Passé le cap de l’urgence, les pouvoirs publics ont identifié les zones les plus à risque pour y mener des travaux de sécurisation. 
Sept communes sont concernées dans le Luxembourg.
Le premier de ces chantiers vient de démarrer sur Bastogne. 

Dans le coeur de ville à Bastogne, le ruisseau de la Bovire, à la tranquillité et au charme bucolique.
En apparence du moins. Car à quatre reprises en moins de dix ans, en 2017, 2021, 2023  et 2024,  le cours d’eau est sorti de son lit, menaçant directement les habitations voisines. 

Pointés au rang des priorités, les travaux de sécurisation viennent enfin de démarrer. 

"Cela fait plus de dix ans que les études sont en cours. Nous sommes dans l'hyper centre. C'est très particulier comme travaux, avec aussi au fil du temps une appropriation de l'espace public autour de la rivière. Il a fallu trouver les bons compromis, les bons accords pour entamer les travaux"
Benoît Lutgen bourgmestre de Bastogne 

L'objectif est ici de doubler la capacité de la Bovire sur une distance de 200 mètres. Le lit y est élargi, les berges stabilisées et végétalisées, les passerelles remplacées. Pour un montant total de 550.000€

Bastogne est un des dix chantiers préventifs, identifiés et entrepris par les services techniques de la Province, en partenariat avec Idélux Eau, sur sept communes du Luxembourg.

"On est passé d'une logique de réactions à une logique d'anticipation. D'une logique de réparation à une logique de préparation.  Depuis 2021, nous nous sommes engagés dans une réelle stratégie pour viser la résilience du territoire"
 Marie-Eve Hannard, députée provinciale en charge du STP

Et le cours des choses s’est encore accéléré en fin d’année, avec le déblocage par le gouvernement wallon d’une aide complémentaire,  portant son enveloppe globale à 3.600.000 euros.
Couvrant ainsi la totalité des travaux sur les sites retenus 

"Face au changement climatique, il faut préparer notre territoire, le rendre plus sûr pour nos citoyens.  Tous ces travaux apportent de la sécurité pour le citoyen"
Anne-Catherine Dalcq, ministre wallonne en charge de l'agriculture et de la ruralité

Autant de travaux à voir comme des investissements sur l’avenir.  Car la question n’est pas tant de savoir s’ils serviront un jour, mais bien dans combien de temps et à quelle fréquence ils montreront leur utilité…  

3,6 millions sur sept communes

Bastogne
- travaux d'élargissement et d'aménagement des berges du ruisseau de la Boverie
- 550.000€

Saint-Léger - Vallée du Ton
- création d'un chenal de dérivation qui permettra, en période de crue de délester le cours d’eau
- montant de la subvention : 150.000€

 Tellin (Grupont)   Ry d’Awenne
- les travaux consistent en le remplacement de deux ponts, identifiés comme point de blocage provoquant des débordements fréquents, parfois même par faible pluie.
- montant des travaux : 435.000€ 

Durbuy (Juzaine) - Vallée de l’Aisne
- Les constats mettent en avant des inondations provoquées par des ruissellements d’origine agricole. La solution avancée est la création de deux Zones d'Immersions Temporaires (ZIT) de 5.200m3 et de 6.400m3. Ces ZIT permettent comme un tampon de stocker l'eau arrivant en volume important et de la restituer de manière diffuse) . 
- 340.000€

Rendeux - Vallée de l’Ourthe
- A plusieurs reprises des inondations ont été causées par une saturation du réseau d’égouttage par les eaux de ruissellement. Là-aussi le STP a identifié une ZIT 6.500m3
- 390.000€

Nassogne (Masbourg) - ruisseau de la Masblette
- Les travaux consistent à creuser des fossés pour guider les eaux de ruissellement, l’installation de pertuis et de chambres de visites enterrés
- 831.000€

Arlon sur les villages de Autelhaut-Authelbas et Barnich
- Les trois villages ont été fortement touchés par des inondations successives. Les études du Service technique provincial ont permis de délimiter trois Zones d'Immersion Temporaire (10.400m3, 7.000m3, 4.200m3)
- montant des travaux : 1.410.000€ 

Tous ces chantiers seront menés en parallèle, avec une date d’échéance estimée à 2028.