A la tête des Engagés Luxembourg depuis trois ans, le député wallon et bourgmestre de Neufchâteau François Huberty assume les réformes "devenues indispensables", menées aux niveaux fédéral et régionaux. 

Une semaine après le renvoi du projet d'accord Mercosur devant la Cour de Justice européenne, François Huberty affiche une part de soulagement. Pour le président provincial des Engagés, "l'agriculture ne peut pas être une variable d'ajustement, ni celle qu'on écrabouille au bénéfice d'autres secteurs. Les clauses miroir et de sauvegarde, décrochées, entre autres par l'Italie, ne vont pas assez loin". 

Le député, qui préside la commission wallonne de l'agriculture, se veut attentif à l'évolution de la dermatose nodulaire bovine, maladie virale extrêmement contagieuse ayant conduit à l'éradiquer de dizaines d'élevages en France. "La Belgique a pris les devants et passé commande de 200.000 vaccins. Il faudra être réactif pour éviter de mettre à mal des dizaines d'années d'élevage et de sélection".

Le président des Engagés revient aussi sur l'actualité sociale, les grèves dans les transports publics, "orchestrées par les partis d'opposition", et les réformes dans l'enseignement "nécessaires au regard du budget de la FWB". 

Sur la suppression de l'institution provinciale, le président assume la volonté de revoir les compétences entre les différents niveaux de pouvoirs, le mode de gouvernance, même si "le Luxembourg lui,  a déjà entrepris un profond travail de recentrage de ses matières".