Dimanche, les Engagés Luxembourg ont présenté leurs vœux à leurs adhérents à Marloie, commune de Marche-en-Famenne. Le mouvement, qui est désormais présent dans toutes les majorités, déclare "non pas sacrifier le présent, mais préparer le futur". Une manière d'assumer les réformes en cours tout en rappelant son attachement aux services publics.
Aux côtés de leurs partenaires libéraux, les Engagés ont lancé en 2025 une série de réformes imposées, selon eux, par le contexte budgétaire. Des réformes qui seraient donc nécessaires, même s'il eut été plus facile de se réfugier dans les slogans.
L'objectif, à terme, est bel et bien de valoriser les services publics peut-on entendre lors de cette cérémonie des vœux, mais à l'extérieur, la rue gronde : pompiers, fonctionnaires, mais aussi infirmières et professeurs se sentent déconsidérés.
"Même si les réformes on les assume parce qu'on doit passer par là pour veiller demain à avoir des services publics de qualité qui répondent aux enjeux, eh bien on discute, on dialogue et on essaye d'un point de vue micro, là où c'est possible, à amener les réponses les meilleures possibles", argumente Valérie Lescrenier, ministre wallonne.
Le Mercosur signé malgré l'opposition des Engagés
"Ce n'est pas évident de faire plier les lignes directrices de certaines puissances européennes"
Des réponses voire des solutions, les agriculteurs les attendent depuis longtemps. Ceux-ci, à plusieurs reprises, ont fait part de leur opposition aux traités de libre-échange, dernièrement celui du Mercosur. Un traité qui a pourtant été signé ce week-end malgré leurs actions et la présence des Engagés au pouvoir.
"Là aussi, ce n'est pas évident de faire plier les lignes directrices de certaines puissances européennes", déplore François Huberty, président provincial et député-bourgmestre de Neufchâteau. "Mais en tout cas, ça a été très clair au niveau des Engagés que nous soutenions nos agriculteurs et que nous nous opposions fermement à ce traité de Mercosur parce que l'agriculture, une nouvelle fois, ne peut pas être considérée comme une variable d'ajustement".
Quels services après la disparition de la Province ?
La Province de Luxembourg ou plutôt l'institution provinciale, quant à elle, ne sera plus. La majorité wallonne, dont font partie les Engagés, a lancé sa réforme annonçant la disparition de l'institution à l'horizon 2030. Une institution qui a pourtant pallié à maintes reprises l'impéritie des pouvoirs supérieurs.
"Vous savez qu'il y a toute une série de services qui sont menés aussi par d'autres niveaux de pouvoir", poursuit Valérie Lescrenier. "Le travail qui est mené ici pendant les prochaines semaines, les prochains mois, c'est de faire dialoguer ensemble les différents acteurs concernés pour voir quels transferts, quels flux pourraient intervenir avec, j'insiste sur ce point, une garantie de maintien du personnel et c'est important de le rassurer. Et puis en fonction de ces échanges, de ces travaux, et j'ose espérer qu'on le fera avec le consensus luxembourgeois qui est un élément fort, on posera les choix qui sont les meilleurs pour la province de Luxembourg.
Reste à voir si les citoyens eux-mêmes percevront ces choix comme les meilleurs pour la province de Luxembourg...