En 2026, choisir son système de chauffage est loin d’être évident. Pour beaucoup de ménages, la décision est devenue complexe. C’est précisément pour y voir plus clair que de nombreux visiteurs feront le déplacement au salon Batimoi, organisé jusqu'à lundi au WEX, à Marche-en-Famenne.

Certains penchent pour les pellets, d’autres pour une pompe à chaleur, voire le gaz de ville...tandis que beaucoup reconnaissent ne pas encore savoir vers quelle solution se tourner. Une indécision largement partagée, qui s’explique notamment par l’évolution des aides publiques.

Des primes encore possibles… mais plus ciblées

Du côté du Guichet de l’Énergie, le message est clair : des primes existent toujours en Wallonie, mais elles ont changé de visage.

« Il reste encore toute une série de primes, notamment pour l’enveloppe du bâtiment, comme l’isolation, mais aussi pour certains systèmes de chauffage et la sécurité du bâtiment. Attention toutefois : ce système de primes se termine au 30 septembre 2026, avant d’être remplacé par un autre », explique un conseiller

Les montants sont aujourd’hui globalement plus bas qu’auparavant, même si certains postes restent intéressants.

« Typiquement, les montants pour l’isolation de la toiture restent attractifs », précise-t-il encore

Le type de bâtiment, un critère déterminant

Au-delà des aides, le choix de l’énergie dépend aussi fortement du type de construction. Pour Lionel Schutz, de la société TVB de Bastogne, spécialisée dans la construction à ossature bois, la priorité n’est pas la source d’énergie quand on construit une maison en ossature bois. 

« Pour une ossature bois, le système de chauffage le plus approprié, c’est clairement le chauffage sol. Il répartit bien la chaleur et apporte une certaine inertie à la maison. Après, la source de chaleur peut varier : géothermie, pompe à chaleur ou même le bois, les pellets… Peu importe, tant que la chaleur est diffusée par le sol », explique-t-il

Le pellet comme solution complémentaire

D’autres professionnels insistent sur l’intérêt de solutions complémentaires. Du côté d’un installateur spécialisé dans le chauffage aux pellets à Rendeux, le poêle reste une option pertinente, mais rarement comme système unique.

« Le poêle à pellets reste une bonne alternative comme système de chauffage d’appoint. Il vient en complément d’un chauffage existant, que ce soit des radiateurs ou un chauffage par le sol », précise-t-il.

Des projets menés par étapes

Cette diversité de solutions reflète aussi une évolution des mentalités. Pour la responsable du salon Batimoi, les visiteurs adaptent aujourd’hui leurs projets à leurs priorités et à leur budget.

« Les besoins évoluent en fonction des projets. Aujourd’hui, en rénovation comme en construction, les priorités ne sont plus les mêmes. Beaucoup comprennent qu’il ne faut pas forcément tout faire en une fois, mais avancer petit à petit », souligne-t-elle.

En 2026, il n’existe donc pas d’énergie idéale valable pour tous. Le bon choix dépend du logement, de son niveau d’isolation, du budget disponible et des priorités du ménage. Autant de paramètres que les visiteurs pourront comparer et discuter tout au long du week-end, jusqu'à lundi, au salon Batimoi, à Marche-en-Famenne.