Moment historique ce 3 février à Bruxelles où la 7e brigade de Marche-en-Famenne a officiellement été réactivée. Une décision qui dictée par le contexte international.
C'était le 17 décembre 2010, la 7e brigade de Marche-en-Famenne était dissoute sous le commandement de Jean-Paul Deconick. 15 ans plus tard, il était au premières loges à Bruxelles, avec d'autres anciens, pour assister à la réactivation de sa brigade.
"Ça fait 15 ans que j'attends ça, j'ai dû la dissoudre en 2010 et donc depuis 15 ans, j'attends ce moment. En fait, ce n'est pas que la réactivation de la 1ère et de la 7e brigade, c'est la renaissance de la force terrestre aujourd'hui"
Jean-Paul Deconinck, ancien commandant de la 7e brigade et de la composante terre
La brigade motorisée de l'armée est désormais scindée. Deux entités distinctes se divisant 6 000 militaires.
"C'est une réorganisation d'un certain côté mais également il y a toute une transformation qui est en cours avec l'arrivée de nouveaux personnels mais également de nouveaux équipements et qui nous rendront tous ensemble beaucoup plus robustes. Et toujours en travaillant main dans la main, la 1re et 7e brigade, c'est immanquable. On continuera à travailler, à collaborer ensemble pour être vraiment le plus fort possible, le plus efficace possible" explique le Colonel Damien Lathy, commandant de la 7e brigade
La réactivation de ces deux brigades coïncide aussi avec la réception de nouveaux véhicules: des griffons et des jaguars, dans un contexte géopolitique menaçant.
"Montée en puissance en termes de personnel, montée en puissance en termes de matériel, nous allons nous entraîner différemment, clairement dans un cadre de conflit de haute intensité et nous montrons un signal clair à l'OTAN : voilà, nous sommes prêts! " commente le général-major Jean-Pol Baugnée, commandant de la composante terre.
La composante terre se transforme et se modernise pour attirer aussi de nouvelles recrues. Basée à Marche-en-Famenne, la 7e brigade a symboliquement retrouvé son blason à l'effigie du Gaulois et sa devise « Heureux et forts ».
Reportage RTBF : T.D. Quach - J. Buluk