Le BC Saint-Hubert s’impose 73–72 après prolongation contre Athus, mais l’histoire de la soirée, c’est ce paradoxe : les Athusiens auraient dû repartir avec la victoire, mais ce sont bel et bien les Borquins qui ont pris les 3 points
Malgré plusieurs absences, Athus joue juste d'entrée de jeu. Intensité, discipline, gestion des possessions, solidarité en défense : les visiteurs imposent leur plan de jeu et font douter Saint-Hubert en première période (29-35 MT). Ils continuent sur leur rythme malgré le retour local durant le 3ème quart temps. Dans le dernier, le marquoir joue au yo-yo, Athus ne parvient pas vraiment à s'envoler, malgré une petite avance qui oscille souvent entre 4 à 7 points. C'est simple : les visiteurs ont pratiquement toujours mené durant ce match. Mais ils se font rejoindre à l'ultime seconde, avant de craquer en prolongation dans les dernières secondes de celle-ci.
Côté athusien, Jérémy Pennequin n’y va pas par quatre chemins : “Un vol quand même, puisqu’on a mené 38 ou 39 minutes sur 40”, dit-il fataliste. Même son de cloche chez Mathieu Diderich, qui retient surtout l’état d’esprit de son équipe : “De la première minute jusqu’à la dernière, on s’est battus.” Et forcément, l’effectif réduit a fini par peser : “En prolongation… on n’est qu’à huit”, ajoute-t-il, évoquant un manque de lucidité et de jus dans les dernières secondes du money-time.
En face, Saint-Hubert n'a pas livré sa meilleure copie, surtout en première mi-temps : trop de déchets, une circulation de balle trop lente, une adresse en berne et une efficacité offensive nulle (29 points seulement). Le coach était furieux et il l'a souvent montré à ses joueurs lors des temps morts.
Le Borquin Théo Pierret le reconnaît franchement : “On a vraiment fait un très mauvais match.” La défense de zone d’Athus perturbe aussi l’attaque placée des Borquins : “Oui, la zone d’Athus nous a bien embêtés”, ajoute-t-il. Bref, pas le Saint-Hubert "propre et fluide" que l'on connait.
Et pourtant…Quand un match reste ouvert, il se joue sur une poignée de possessions : un tir qui tombe, une stop défensif, un bon ou un mauvais choix. Deux lancers ratés par Athus à 30 secondes de la fin du temps réglementaire...Saint-Hubert s’accroche, s’offre une deuxième vie, pousse à la prolongation, puis le ballon orange finit par basculer du bon côté.
Tristan Legros ne cherche pas à réécrire le scénario, mais il est lucide au coup de sifflet final : “On a gagné sur un hold-up, mais vraiment ! (sic) .Bravo à Athus.”
Athus méritait mieux. Mais le BC Saint-Hubert a aussi du mérite : celui d’avoir des ressources mentales, de ne pas paniquer dans une soirée "sans", et de rester en capacité de gagner au bout d’un match tendu et finalement pleine de suspense. Au final, les Borquins prennent les 3 points et réalisent une très bonne opération au classement avec une 4ème place provisoire. En face, Athus repart frustré… mais avec un signal fort : dans le jeu, ce groupe-là a clairement les armes pour aller chercher le maintien.