Le parc à gibier de Saint-Hubert pourrait bientôt accueillir une nouvelle mission. La commune a signé une convention avec l’ASBL CROAC afin d’y développer un centre CREAVES, un centre de revalidation destiné à soigner des animaux sauvages blessés. Le projet est encore en préparation, mais son ouverture est désormais envisagée au printemps 2026.
L’implantation de ce centre répond à un besoin clair en province de Luxembourg. Actuellement, seuls deux centres CREAVES y sont actifs. La création d’un troisième site à Saint-Hubert permettrait de renforcer le maillage territorial et de faciliter la prise en charge des animaux sur un territoire vaste et majoritairement rural.
« Si vous regardez la carte de la Wallonie et de la province de Luxembourg, il y a une grosse zone où il n’y a aucun CREAVES. Saint-Hubert est idéalement situé», dit Estelle Gottardi – ASBL CROAC
Concrètement, le terrain mis à disposition appartient à la commune de Saint-Hubert. Une partie du parc à gibier (8 ares) sera utilisée pour accueillir différentes infrastructures : des volières de réhabilitation, une zone de quarantaine et une infirmerie. Le centre fonctionnera de manière progressive, avec une montée en puissance au fil des années.
Le futur CREAVES accueillera uniquement des espèces sauvages protégées. Les animaux proviendront de l’ensemble de la Wallonie et seront répartis entre les différents centres existants. À terme, l’objectif est d’atteindre une capacité d’accueil pouvant aller jusqu’à deux mille animaux par an, selon les besoins et les moyens disponibles.
« On va accueillir des espèces vivant à l’état sauvage et protégées, du hibou grand-duc aux hérissons, en passant par les chauves-souris. On commencera avec environ cinq cents animaux par an, avec pour objectif d’arriver à deux mille », exprime Denis – membre de l’ASBL CREAVES
Avant toute revalidation, les animaux passeront par une phase de contrôle sanitaire et de soins adaptés. Un suivi scientifique est également prévu, notamment avec l’identification et le baguage des oiseaux. Pour les bénévoles actifs sur le terrain, ce futur centre représente un outil de travail essentiel, qui permettra d’améliorer les conditions de prise en charge et d’assurer des soins plus efficaces.