À Bastogne, près de 200 personnes ont passé le cap de la nouvelle année lors d’un réveillon solidaire organisé par la Croix-Rouge. Une soirée pour rompre la solitude, partager un repas et, pour beaucoup, souffler à l’aube de 2026. 

À Bastogne, le passage à la nouvelle année s’est vécu comme ailleurs : un compte à rebours, des vœux, de la musique. La fête! Sauf qu’ici, ce réveillon avait une particularité: il était solidaire. Organisée par la Croix-Rouge, la soirée a rassemblé près de 200 personnes venues franchir ensemble le cap de 2026. Jamais auparavant, il n'y avait eu autant de monde à l'Athénée. Et c'est grâce à une communication accrue de la part des organisateurs qu'on en est arrivé à pareil chiffre.

Les inscriptions ont été ouvertes plus tôt et la communication intensifiée. Résultat : la soirée affichait complet bien avant la fin de l’année, confirmant une réalité sociale de plus en plus présente sur le terrain. En plus, nous avons ouvert la soirée à des personnes qui n'habitent pas "que" les communes de Bastogne, Bertogne, Vaux sur Sûre et Ste Ode.", explique en substance le responsable de La Croix rouge 

Parmi les participants, des profils très différents, mais un même besoin : ne pas rester seul. Des familles, des personnes isolées qui ont connu une année 2025 difficile. Ce soir, on oublie (un peu) ses problèmes. Tous réunis autour d’un repas, dans une ambiance conviviale, rythmée par la musique et les moments de partage. Mais cette parenthèse ne gomme pas toutes les difficultés qu quotidien. Alberte, pensionnée, venue pour ne pas rester seule, le résume sans détour : « Ici, on retrouve le sourire. Mais quand on rentre chez soi, les problèmes peuvent revenir. » Quant à Julie, mère célibataire, elle est venue avec ses quatre enfants. 

« J'ai appris que j'allais perdre mon chômage en avril. Heureusement, je viens de trouver un job. J’espère donc que l’année 2026 se passera mieux que 2025. Pourquoi suis-je ici? Parce que j'avais de faire quelque chose de différent avec les enfants », confie-t-elle simplement. 

Une soirée qui permet de renouer avec le lien social

Aux tables, les gens se connaissent déjà ou font connaissance. Pour Roger, c’était une première. Ce Bastognard est venu seul, il a rencontré quelques personnes et s'est visiblement bien amusé. 

« Pour une première participation, c'était chouette, très convivial. J’ai revu des camarades que je n’avais plus vus depuis longtemps. Ça fait du bien », explique-t-il. 

Une trentaine de bénévoles ont assuré le service

Derrière cette soirée, une trentaine de bénévoles ont œuvré en cuisine, au service en salle ou à la plonge. Depuis quelques jours, ils ont préparé la salle, les repas, assuré la logistique....Marie-Laure, responsable de la cuisine, tient à les saluer.

« Sans eux, le réveillon solidaire n’existerait pas. Et le travail ne se fait pas seulement ce soir, mais aussi en amont. » Pierre, bénévole avec son épouse, partage le même état d’esprit : « Donner un peu de son temps aux autres, c’est important. Une ou deux fois par an, ça fait du bien de partager ça ensemble. »

Le passage à l’an neuf n’efface pas les difficultés. Mais à Bastogne, ce réveillon solidaire a rappelé une chose essentielle : personne ne devrait avoir à les traverser seul.