Revirement à Saint-Hubert. La commune maintient son partenariat avec la Maison de la Culture Famenne-Ardenne et avec le Groupe d’Action Locale Nov’Ardenne.
Fin décembre, la majorité avait mis un terme à sa participation financière. Elle revient sur cette décision “quelque peu précipitée”. Soulagement au sein des équipes.
"On y a perdu beaucoup d'énergie, mais il s'agit clairement d'une bonne nouvelle : Saint-Hubert reste au sein de la MCFA”, réagit Hubert Fiasse, le directeur de la Maison de la Culture Famenne-Ardenne (MCFA). “Nous allons pouvoir continuer tous les projets qui étaient lancés”, ajoute de son côté Aurèle Benoit, directrice du GAL Nov’Ardenne.
L’échevin de la culture, Laurent Breuskin nous confirme : “Nous nous sommes entretenus à plusieurs reprises ces dernières semaines et avons mis les choses à plat. Notre ressenti était que nous n'étions pas suffisamment couverts par ces services. Après explications et mûre réflexion, le collège est revenu sur la décision et nous poursuivons la collaboration”.
"A plusieurs reprises ces derniers mois, nous les avions invités au tour la table pour expliquer notre travail. Il est dommage d'avoir attendu ces dernières semaines, mais retenons que les échanges ont été positifs", commente Aurèle Benoit. "On a bien compris le message de Saint-Hubert, sur la difficulté de percevoir l'apport du GAL parmi l'ensemble des opérateurs qui travaillent au développement économique et touristique. Je peux l'entendre. Mais l'important est de retenir que c'est le travail de tous ces partenaires qui fait notre force pour le territoire".
Le maintien des subsides sera officialisé au prochain conseil communal d'avril, lors du vote sur la modification budgétaire.
Une décision précipitée dans un budget sous CRAC
“Je l’admets volontiers, la décision était inadéquate dans la forme (ni lettre, ni coup de fil, pas un mot d’explications, les deux organismes avaient appris la décision par la bande, ndlr). Elle était aussi quelque peu précipitée. Nous n’avions pas anticipé les conséquences en nous retirant de ces conventions, qui nous lient jusqu’en 2027 et 2029. Ni imaginé toutes les implications pour les acteurs de terrains”, reconnaît l’échevin.
Début janvier à notre micro, la majorité justifiait le retrait par la situation financière délicate.
“Nous étions en pleine négociation budgétaire avec les spécialistes du CRAC, le centre régional d’aides aux communes. Le contexte était tendu. Nous étions poussés à faire des choix, à supprimer les doublons.”
Laurent Breuskin, échevin de la culture à Saint-Hubert
Animer le tiers-lieu
En filigrane, se posait la question du tiers-lieu, nouveau bâtiment rénové en centre-ville pour lequel Saint-Hubert avait décroché des subsides. “C'était une de nos inquiétudes. Pour éviter de devoir les rembourser en cas de non utilisation culturelle, nous avons convenu avec la MCFA que ce tiers-lieu deviendra un de ses points de chute régulier", explique l’échevin. "Tout est bien qui finit bien".