Dans le cadre de la réforme des Provinces, les conseillers provinciaux se sont penchés ce vendredi sur la note à remettre au ministre des pouvoirs locaux. Trois matières sont jugées prioritaires pour le Luxembourg : la santé, la sécurité et l'appui aux communes. 

Sans surprise, les conseillers provinciaux de la majorité ont voté ce vendredi après-midi la délibération qui sera envoyée au ministre Desquesnes.

Dans ce document, fruit d'un compromis entre élus Engagés, MR et PS, les élus provinciaux réaffirment les trois priorités "à considérer comme missions essentielles devant être garanties, exercées, financées et renforcées au niveau de l’institution provinciale : 
- les services de nature supracommunale et en appui aux communes (par exemple : les services techniques) ; 
- les missions liées à la sécurité (par exemple : le soutien à la Zone de Secours) ;
- les missions liées à la santé (par exemple : les interventions financières au bénéfice de Vivalia)

"Toute réforme devrait garantir :
- la pérennité et l’accessibilité des missions actuellement effectuées par l’Institution provinciale aux citoyens sur l’ensemble du territoire, quelle que soit l’entité qui les rend ;
- tenir compte de ses impacts sur l’emploi (en n’impliquant aucun licenciement) et sur l’économie ;
-assurer le maintien des moyens nécessaires au financement de ces missions, notamment par une fiscalité perçue au bénéfice du territoire provincial, les montants correspondants pouvant, le cas échéant, être reversés aux niveaux de pouvoir, organismes ou institutions amenés à reprendre certaines compétences"

Le document a beau recueillir l'unanimité au sein de la majorité, les prises de parole qui ont suivi sa lecture, ont apporté quelques réserves et nuances, entre autres sur le type de gouvernance qui doit voir le jour en cas de suppression de l'assemblée provinciale. 

Seuls dans la minorité, les deux élus Ecolo se sont abstenus. Ils estiment que le document est une version minimaliste et ne va pas suffisamment loin, avec le risque de laisser un champ trop large au ministre.