Vivalia

Des geeks au chevet de Vivalia

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 Publié le mardi 12 mars 2024 à 16:19 - Mis à jour le mardi 12 mars 2024 à 16:54    Province

Des experts en programmes informatiques participent durant deux jours, sur le site de Vivalia à Bertrix, à l’écriture d’un bout de logiciel qui pourrait servir plus tard au renouvellement du DPI, le “dossier patient informatisé”, le dossier qui suit le patient tout au long de son hospitalisation.


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Réunis à La Clairière à Bertrix, une quinzaine d'experts en informatique et en écriture de logiciel, provenant de plusieurs sociétés informatiques belges, (deux d’entre eux ont même fait le déplacement depuis l’Espagne) confrontent leurs idées, partagent leur raisonnement, et tentent de sortir d’ici mercredi soir un algorithme  censé faciliter le suivi des patients hospitalisés. Deux autres pans de ce hackathon informatique se déroulent au-même moment à Bruxelles. 

"On leur demande de trouver le moyen d'extraire de manière brute les données médicales qui se trouvent dans les rapports écrits ou dictés des médecins spécialistes. Une fois ces données récupérées, en s'appuyant notamment sur des outils d'intelligence artificielle,  il sera possible de les intégrer facilement dans le DPI, le dossier patient informatisé"
Pr. Giovanni Briganti, Chargé de cours aux universités de Liège et Mons

Le "Dossier  patient informatisé" est un document dans lequel sont reprises toutes les informations médicales liées aux patients, et sur lequel médecins et infirmiers peuvent s'appuyer pour connaître les antécédents, prescriptions, risques d'allergies...

Vivalia, comme bons nombres de structures hospitalières, se voit aujourd’hui dans l’obligation de renouveler son logiciel, bientôt obsolète, qui centralise les données médicales de ses patients.

"L'enjeu est important pour notre intercommunale, car ce futur logiciel nous suivra pendant dix à quinze ans. Raison pour laquelle nous collaborons avec l'ensemble des services pour que ce programme reprenne les besoins de chacun"
Dr Alexandre Herbert, Directeur général aux affaires médicales de Vivalia

L’Etat auraient pu, à l’instar d’autres pays, imposer et co-financer un seul et même programme, commun à l’ensemble de ses hôpitaux, qui aurait ainsi fluidifier davantage encore le partage d’informations, d’Arlon à Anvers. Ce n’est pas le cas et on peut le regretter.

A chaque structure hospitalière, et à Vivalia donc, de s’organiser comme elles l’entendent. A elles aussi de prendre les mesures nécessaires pour protéger leurs données patients des prochaines cyberattaques.


Christophe Thiry