La Ministre wallonne du Patrimoine, Valérie Lescrenier, a annoncé le lancement, par l'Agence wallonne du Patrimoine, d'une procédure de classement de l'ensemble ecclésial Saint-Georges à Marloie. L'ensemble comprend l'église de style moderniste, son campanile et le presbytère.
De l’extérieur, elle ne paie pas de mine l’église de Marloie. Et pourtant, l‘ensemble qu’elle constitue avec son campanile et le presbytère est un exemple unique d’architecture religieuse moderniste. D’où la demande de classement, déposée par la ville de Marche-en-Famenne, comme nous l'explique l'échevine en charge du patrimoine, Magali Coppe :
La demande a été initiée en 2019, parce qu'est un bâtiment qui a une importance très particulière pour les habitants de Marloie... La première église a été détruite le 21 mai 1944 lorsqu'un train de munitions allemand a été mitraillé par les Alliés... Au-delà de cette importance historique, c'est un bâtiment qui s'inscrit dans l'esprit du concile Vatican II...
Autre élément qui justifie le classement, le côté avant-gardiste, pour l’époque, de l’édifice, construit entre 1954 et 1956, et qui applique déjà les recommandations du futur concile Vatican II. Outre l’architecture moderniste des bâtiments, le mobilier présente une grande valeur patrimoniale, comme nous l'explique le Chanoine François Barbieux, curé de Marloie :
A l'époque, ils ont fait appel à de grands noms parmi les artistes. On a une mosaïque de façade de Maurice Rocher. On a Félix Roulin qui a fait le coq au-dessus du campanile, on a Zéfir Busine qui a fait la statuaire, dont le grand Christ en cuivre battu, peint en noir, on a Georges Boulmant qui a fait le mobilier , tant le chandelier pascal, qui est assorti aux bancs de communions, qui es assorti aux chandeliers de l'autel, ...
Autre élément remarquable, les vitraux, installés plus de 20 ans après l’inauguration de l’église.
A noter aussi la grande fontaine octogonale en façade de l’ensemble. La phase d’instruction du dossier de classement comprend une enquête publique, dont seront informés les habitants. La décision de l’Agence Wallonne du Patrimoine est attendue dans le courant de cette année.