A Libin, après des années de réflexions, la majorité a décidé de mettre en vente les anciennes écoles de Redu pour lesquelles on ne trouve aucune affectation. Une erreur stratégique pour l'ancienne conseillère de la majorité, devenue indépendante, Caroline Duchene.

C'est un bâtiment emblématique de Redu composé d'un corps central reliant deux ailes et sur deux niveaux plus des combles. Au total, 900 mètres carrés sous toiture. Un lieu qui, après les classes du village, a accueilli plusieurs artisans du livre et des bouquinistes jusqu'au début des années 2000. Mais depuis, la commune, propriétaire, cherche une nouvelle affectation

Mais avant tout projet, une solide rénovation s'impose, le bâtiment est aujourd'hui fermé car les planchers de l'étage ne sont plus jugés suffisamment solides. Les châssis sont aussi tous à remplacer sans parler de l'électricité ou des sanitaires. Il faut compter, selon la commune, deux millions d'euros de travaux avant-même de donner une affectation à ces anciennes écoles. D'où le choix de mettre en vente, avec certaines conditions et beaucoup d'espoir.

"Aujourd'hui, on recherche un investisseur qui va pouvoir répondre au cahier des charges que nous sommes en train d'établir. L'objectif, c'est évidemment de trouver une affectation qui va créer une réelle plus-value touristique et culturelle pour le village. Un projet qui va être en adéquation avec l'identité du village de Redu.", Anne Laffut, bourgmestre de Libin (Horizon 2030)

Mais pour Caroline Duchêne, la commune risque de perdre un de ses derniers leviers en vendant, même sous conditions.

"Les obligations, en termes touristiques et culturels, ne sont pas nécessairement garanties aujourd'hui pour un moyen et un long terme. Si on vend les anciennes écoles, c'est pour moi la perte d'un outil stratégique pour la relance touristique et culturelle de Redu.", Caroline Duchêne, conseillère communale indépendante (ex-Horizon 2030)

Il faudra en tout cas trouver une perle rare, mais comme le dit la bourgmestre, "il suffit d'une". Et non loin des écoles, un autre bâtiment communal a déjà été vendu et complètement transformé par un investisseur privé.