Ce lundi, une nouvelle attaque de mouton a été constatée dans le village d'Awenne (St Hubert). Des analyses sont en cours pour confirmer s'il s'agit bien de l'oeuvre des loups présents dans la région.
Après une première attaque le 18 août, c'est la seconde fois que le troupeau de particuliers à Awenne est victime d'une attaque présumée de loup, rapportent nos confrères de l'Avenir Luxembourg.
Cette fois, c'est dans une pâture du village qu'un mouton a été tué dans la nuit de dimanche à lundi. Les premières constatations font penser au loup dont la présence est avérée dans le massif de St Hubert. "La prise à la gorge est assez typique du loup" nous explique le spécialiste Alain Licoppe, coordinateur du réseau loup. "Mais le prélèvement de la viande est un peu inhabituel. On sera fixé avec les résultats ADN".
Se pose une autre question : la présence d'un loup à proximité des habitations est-elle inhabituelle ? Pas vraiment, estime Alain Licoppe : "le loup ne se méfie pas des habitations, mais il se méfie des humains. Si il passe à 2-3 heures du matin, il est tranquille. Ce n'est pas exceptionnel, mais ça le serait s'il y avait des observations en journée".
Le spécialiste invite d'ailleurs les observateurs éventuels à contacter le réseau loup. Il rappelle également que des mesures de prévention pour protéger les troupeaux sont accessibles aux particuliers et professionnels dans la zone de présence permanente du loup.
"Même si on a très peu de moutons à protéger, cela vaut la peine de faire appel à Natagriwal qui dispense les conseils et coordonne les aides ". Selon l'Avenir, l'éleveur concerné par les attaques aurait pris la décision de rentrer son troupeau durant la nuit.
Les besoins en nourriture des jeunes loups
Si les tests ADN doivent confirmer l'attaque par un loup à Awenne, la présence de celui-ci est avéré dans le massif de St Hubert (tout comme en forêt d'Anlier). Depuis avril, une meute s'est formée autour d'un couple de loups et devrait compter 5 ou 6 jeunes loups. "On ne sait pas combien précisément mais leur présence est avérée grâce à des pièges photographiques" explique Alain Licoppe. Une progéniture dont les besoins en nourriture sont importants, particulièrement durant sa croissance. "Ils ont besoin d'apport régulier en nourriture et les moutons sont une proie facile. Mais on sait qu'ils chassent aussi en forêt, on a relevé des traces d'attaque sur du gibier".