Le retour du loup dans nos contrées, et les récentes attaques qui y sont liées, poussent certains éleveurs à ériger des barrières contre le prédateur. Exemple dans la commune de Fauvillers.

C'est une opération que Rémy et son équipe répètent de plus en plus : l'installation de longues clôtures pour contrer les éventuelles attaques de loup. Ici à Fauvillers, ce sont 450 mètres courants qui sont installés.

"Aujourd'hui, on installe une clôture avec un fil électrifié au-dessus et en-dessous, explique Rémy Somers, de la Wolf Fencing Team Wallonie. L'électrification est un moyen efficace contre le loup, qui a déjà fait ses preuves en France, en Allemagne ou en Italie. L'idée est de lui donner un sentiment traumatique et douloureux pour qu'il n'ait pas envie de revenir.

Plutôt prévenir que guérir

Trop souvent, les éleveurs procèdent à ce type d'installation après une attaque. Or, il vaut mieux prévenir que guérir. C'est justement ce que cherche à faire Isabelle pour son élevage d'une dizaine d'ovins et caprins.

"Dès que j'ai entendu que le loup était présent dans la forêt d'Anlier, j'ai pris les devants, lance Isabelle Troisfontaine, éleveuse à Fauvillers. Ma parcelle est située en bordure de forêt, raison pour laquelle j'ai pris les contacts nécessaires pour installer ces clôtures."

Possibilités de subsides

Les contacts ont été pris auprès de Natagriwal, référent en la matière.

"Après deux rencontres avec l'éleveuse, nous avons pu monter une demande de subside qui a été acceptée, explique Hanna Westenbohm, chargée de projet chez Natagriwal. Ici, nous avons agi en amont avant d'attendre les premières attaques."

Des subsides sont proposés pour la mise en place de clôtures de ce type. Pour un éleveur hobbyiste, comme Isabelle, 100% des frais de matériel sont pris en charge. Pour les professionnels, l'installation est également comprise. Des installations qui peuvent permettre d'éviter des mésaventures comme celles survenues récemment à Louftémont et Tenneville.