Un logement abordable pour repartir du bon pied, c'est le principe des logements de transit. À Arlon, le CPAS vient d'en inaugurer une dizaine dans l'ancienne caserne Léopold. Petite visite de ces appartements proposés par le service La Parenthèse qui accompagne les locataires.

L'ancienne caserne Léopold abrite depuis longtemps déjà des logements de transit mais certains avaient bien besoin d'une rénovation en profondeur. C'est désormais chose faite pour une dizaine des 30 appartements gérés par le service du CPAS "La Parenthèse". Grâce à un subside européen d'un million d'euros et 900.000 euros de fonds propres, ces logements accueilleront d'ici quelques jours leurs premiers locataires. Beaucoup de candidatures (près de 200 en 2025) mais peu d'élus pour ces logements à loyer modéré, mais dont la location est limitée dans le temps.

"En effet, il s'agit d'une location de six mois, renouvelable selon certaines conditions. Le locataire bénéficie d'un accompagnement social et en fonction de cet accompagnement social, le bureau permanent prend une décision de renouveler ou non la location. L'objectif c'est vraiment d'améliorer sa situation et de pouvoir trouver un logement pérenne et vivre une vie plus stable" Diana Gérard, assistante sociale à "La Parenthèse".

Le loyer est calculé en fonction des revenus du locataire, soit 20% pour les anciens logements et 25% pour ceux fraîchement rénovés. Présentes dans l'immeuble, les assistantes sociales accompagnent les locataires dans leurs démarches pour trouver un nouveau logement ou pour les aider à retrouver de la stabilité dans leur vie quotidienne. 

"C'est vrai que sur Arlon on sait que c'est très compliqué de trouver une autre solution de logement. Donc on a une équipe qui accompagne les personnes dans la recherche de logements pour des inscriptions aux habitations Sud-Luxembourg ou d'autres logements. Il y a un accompagnement aussi au niveau de la situation personnelle, avec éventuellement une orientation vers d'autres services, pour la recherche d'emploi ou d'autres problématiques". Marvyn Goffinet, directeur du service social du CPAS d'Arlon.

Une approche pluridisciplinaire qui porte ses fruits, grâce à cet accompagnement le taux de renouvellement dans les logements s'est accentué ces dernières années.

"Grâce aux équipes de la cellule logement du CPAS, on arrive à remettre plus de personnes dans les circuits normaux de location, que ce soit en habitation sociale ou même dans le privé. On a même des bénéficiaires qui parviennent, grâce à ce répit, à acquérir un immeuble. C'est déjà arrivé et ce sont des grandes victoires. Depuis 2021, on a réussi à remettre 71 familles dans le circuit des logements". Sylvie Bertholet, présidente du CPAS d'Arlon

Nouveauté dans la partie rénovée : l'aménagement d'un espace bibliothèque commun pour accueillir les familles, mais également d'une salle informatique qui sera également ouverte pour des formations.

Un logement d'urgence et deux pour le retour au logement de SDF

La rénovation a également permis de rénover un grand logement familial pour les situations d'urgence (par exemple un incendie ou des violences intrafamiliales). Le bâtiment comprend également deux logements "housing first" à destination des personnes sans domicile fixe.