La FEBIAC a saisi le Conseil d’Etat pour suspendre, en extrême urgence, l'interdiction de circulation des motos entre Dohan et Mortehan.
L’association belge de défense du secteur auto et moto insiste sur la sécurité des motards et des riverains, mais juge "excessif" l'arrêté de police pris par Bouillon et Bertrix.
Alors qu'une réunion de concertation doit se tenir ce mercredi 13 entre un groupe de motards et les autorités de Bouillon et Bertrix, nous apprenons que la FEBIAC, la fédération belge de l'automobile et du cycle, a introduit au Conseil d'Etat une demande en suspension en extrême urgence de l'arrêté de police.
Il nous revient que les échanges se déroulent en deux temps : le dossier Bouillon est passé hier lundi. Le dossier Bertrix est prévu lundi prochain.
Comme stipulé sur le site du Conseil d'Etat, "cette procédure dite en extrême urgence implique d’importantes dérogations et elle doit rester limitée aux cas exceptionnels dans lesquels ces dérogations peuvent être justifiées par les droits et intérêts susceptibles d’être lésés."
Joint ce mercredi après-midi, la FEBIAC rappelle en priorité le respect du code de la route et de l'homologation des motos, mais elle juge excessive l'interdiction entre le 1er mai et le 30 septembre.
"Il faut être très clair là-dessus : nous ne contestons absolument pas la nécessité d'améliorer la sécurité routière sur cet axe routier, que ce soit dans l'intérêt des riverains, mais aussi des motards. Et nous partageons pleinement l'objectif de réduction des niveaux en sonore.
Mais selon nous, la décision qui a été prise par les communes de Bertrix et de Bouillon est excessive. Une interdiction pure et simple de circulation de certains "produits" sur une route définie, selon nous, c'est une décision qui est excessive. Il existe, selon nous, d'autres mesures qu'il est possible de mettre en place pour faire respecter, d'une part, le code de la route, mais aussi la question des nuisances sonores.
Il serait préférable de mettre d'abord en place ces mesures"
Christophe Dubon, porte-parole de la FEBIAC