Lors de son audition, ce lundi, par la cour d'assises du Luxembourg, l'accusée, Vinciane Welvaert, a livré sa version des faits. Une version non corroborée par l'enquête.

Après des questions relatives à son passé et aux faits de harcèlement qui ont conduit à son internement,  Vinciane Welvaert a donc fait part de sa version des faits. "La première version que j'ai donné aux enquêteurs n'était pas la bonne" a insisté l'accusée. Alors que s'est-il passé le matin du 1er mars 2023 au numéro 29 de la route de Bastogne à Martelange ? Vinciane Welvaert dit être entrée au domicile de sa patiente vers 7h20. La porte du garage, habituellement protégée par un digicode, était ouverte. Elle l'a fermée et a entendu des cris à l'étage. Elle se serait alors retrouvée face à un homme qui portait un masque chirurgical, et des gants bleus. Il était vêtu d'un sweat noir et d'un bonnet noir. "Il demandait à Madame Reding pourquoi il n'avait pas eu les sous ", explique l'infirmière depuis le box des accusés. 

L'inconnu, âgé au maximum d'une trentaine d'années, selon Vinciane Welvaert, l'aurait alors menacée avec un couteau de chasse. Elle dit avoir été piquée/plantée. Le médecin légiste mandaté ne constate cependant aucune blessure de ce type sur l'accusée. L'homme au couteau serait ensuite sorti de la pièce et aurait frappé Madame Reding avec un vase,. Vinciane Welvaert serait alors redescendue et aurait lancé l'appel au Samaritel. L'individu l'aurait rattrapée et à nouveau menacée avec son couteau. "La ferme !" lui aurait-il dit lorsque l'interlocuteur du Samaritel a demandé ce qu'il se passait. Elle aurait alors répondu "Tout va bien".  L'homme ayant menacé de la tuer et de s'en prendre à ses enfants.

Une participation sous la contrainte ?

Vinciane Welvaert avoue face aux jurés avoir pris part matériellement aux faits, sous la contrainte. L'homme vêtu de noir se serait saisi d'une béquille présente dans la salle de bain, et aurait demandé à l'infirmière de tenir Madame Reding. Ce qu'elle a fait. Marie Reding se serait débattue, l'aurait mordue. "C'était une personne âgée mais elle avait la force d'un homme. J'ai demandé à l'homme d'arrêter à plusieurs reprises".

Celui-ci lui aurait ensuite demandé de ramasser les bouts de vase et ce qui était au sol. Elle se serait exécutée avant de quitter les lieux. Elle dit encore s'être débarrassé de la béquille dans un container à vêtements, avant de revenir au domicile de Marie Reding.  "J'y avais laissé toutes mes affaires" précise-t-elle.  L'accusée est ensuite remontée voir sa patiente à l'étage avant d'appeler les secours.