Lors de son audition, ce lundi, par la cour d'assises du Luxembourg, l'accusée, Vinciane Welvaert, a livré sa version des faits. Une version non corroborée par l'enquête.
Selon elle, elle est entrée vers 7h20. La porte du garage, habituellement protégée par un digicode, était ouverte. Elle l'a fermée et a entendu des cris à l'étage. Elle s'est retrouvée face à un homme qui portait un masque chirurgical, des gants bleus et était vêtu d'un sweat noir et d'un bonnet noir. Il demandait à Madame Reding "pourquoi il n'avait pas eu les sous ?".
Il aurait alors menacé Vinciane Welvaert avec un couteau de type chasse. Elle dit avoir été piquée/plantée, mais le légiste n'a constaté aucune blessure. L'inconnu serait sorti de la pièce et aurait frappé Madame Reding avec un vase. Vinciane Welvaert serait alors redescendue et aurait lancé l'appel au Samaritel. L'homme l'aurait rattrapée et à nouveau menacée avec son couteau. "La ferme !" lui aurait-il dit lorsque l'interlocuteur du Samaritel a demandé ce qu'il se passait. Elle aurait alors répondu "tout va bien", parce que l'homme aurait menacé de la tuer et de s'en prendre à ses enfants.
Elle avoue alors avoir pris part matériellement aux faits sous la contrainte. L'homme s'est saisi d'une béquille présente dans la salle de bain, a demandé à Vinciane Welvaert de tenir Madame Reding. Ce qu'elle a fait. Marie Reding s'est débattue, l'a mordue. "C'était une personne âgée mais elle avait la force d'un homme. J'ai demandé à l'homme d'arrêter à plusieurs reprises".
Celui-ci lui a demandé de ramasser les bouts de vase et ce qui était au sol. Elle s'est exécutée puis est partie. Elle s'est débarrassé de la béquille dans un container à vêtements. Elle est ensuite revenue au domicile de Madame Reding car elle y avait laissé toutes ses affaires. Elle est remontée voir Marie Reding et a alors appelé les secours.