De très nombreux coups, environ 90, certains d'une rare violence, portés notamment avec un vase et une béquille. Des plaies de 17 et 12 cm à l'arrière du crâne. Le légiste ne peut dire lequel de ces coups fut mortel, mais l'acharnement est évident.

Le procès d'assises à l'encontre de Vinciane Welvaert, infirmière à domicile accusée du meurtre de sa patiente nonagénaire, Marie Reding, le 1er mars 2023, à Martelange, se poursuit ce mardi à Arlon.

Parmi les témoins appelés à la barre ce mardi matin, le médecin légiste, le médecin urgentiste dépêché sur les lieux le matin des faits, un spécialiste en ADN de l'institut national de criminalistique et de criminologie (INCC). 

À l'issue de cette dernière déposition, Me Xavier Koener fera remarquer aux jurés que l'ADN de sa cliente n'a été retrouvé sur aucune des pièces ayant servi au meurtre (vidéo).

Juge d'instruction et enquêteurs sont ensuite revenus à la barre pour poursuivre la relation de  leurs travaux d'enquête. Dans un extrait d'interrogatoire filmé, que les enquêteurs ont diffusé durant l'audience, on les voit confronter la suspecte à ses nombreuses contradictions et incohérences quand elle prétend, dans une deuxième version formulée plusieurs mois après les faits, qu'elle a été menacée par une tierce personne, selon elle, un homme âgé de 25 à 30 ans qu'il a été impossible aux enquêteurs d'identifier ou même d'en prouver la présence.

L'audience a été interrompue à midi quarante. Elle a repris à 14h00, avec les témoins prévus. Ensuite, les enquêteurs reviendront pour la troisième fois à la barre, pour présenter la reconstitution des faits.