Les arnaques sur internet prennent de l'ampleur et des formes variées. Sur la seule zone de police Gaume, les plaintes pour fraude informatique ont doublé en quatre ans !
A l'initiative du PLP de Chantemelle, les policiers gaumais partageront infos et conseils pratiques, ce lundi 05 octobre à 20h à Etalle.
Voici une dizaine de jours, on vous a fait part de l'arnaque dont a été victime un habitant de Virton. Au départ d'un simple mail qu'il pensait lié à une commande internet, il s'est retrouvé à échanger par téléphone avec ce qu'il pensait être son banquier. C'était un escroc. Il lui a extorqué plus de 150 000 euros.
Ce genre d'arnaque pullule sur internet et elle devient de plus en plus malicieuse, difficile à détecter. Ce lundi soir, à l'initiative de citoyens membres du Partenariat Local de Prévention (PLP) de Chantemelle, la zone de police Gaume donnera une conférence sur la cybercriminalité, ce lundi 5 octobre à Etalle, à 20h.
"Depuis 2021, on a observé une augmentation de près de 100%. On était à peu près à 280 faits par an d'infractions de ce genre. On en est maintenant à presque 600.
Ça représente presque 25% de la criminalité enregistrée au niveau de la ZP Gaume"
Jean-Yves Schul, chef de corps de la zone de police Gaume
Ce type d'escroquerie revêt diverses formes. Et les auteurs adaptent continuellement leurs techniques en usurpant l’identité d’organismes reconnus (Booking, itsme, CardStop, SPF Finances, institutions bancaires…), afin de renforcer la crédibilité de leurs démarches et tromper les victimes.
- Le phishing, qui consiste à se faire passer pour un organisme de confiance, généralement par e-mail, afin d’inciter la victime à communiquer des informations sensibles (codes, données bancaires) ou à cliquer sur un lien frauduleux.
- Le smishing, une variante, qui repose sur l’envoi de SMS poursuivant le même objectif.
- les fraudes à l’investissement,
- les arnaques sentimentales,
- les fraudes liées aux livraisons
- les faux supports techniques (eau, électricité, faux policiers…).
"Ils jouent sur la peur, sur l'urgence. Puis ils vous font rentrer dans une logique de sécurisation, pour attirer votre confiance"
Le premier réflexe est donc de prendre le temps et du recul, de ne pas cliquer sur les liens proposés, et surtout de ne "jamais communiquer ses coordonnées bancaires, ses codes d'accès, même son nom, son adresse, son âge. Si vous avez le moindre doute : ne cédez pas !"
Et si malgré tout, vous pensez avoir été pris, le premier geste est de bloquer la carte, ou les comptes, via cardstop.be ou fraudstop.be ou le 078 170 170.
D'autres infos utiles sont disponibles sur safeonweb.be