À Virton, le Centre Arc-en-ciel se dote d’une scène extérieure. Mais au-delà du nouvel équipement, l’enjeu est surtout humain. Des jeunes viennent toute l’année pour sortir de leur quotidien

Ce samedi au Centre Arc-en-ciel, les jeunes se succèdent au micro. Chanson, rap ou slam, peu importe le style. Devant le public, ces quelques minutes ne servent pas seulement à montrer ce qui a été préparé. Elles permettent aussi, pour certains, de prendre confiance. C’est ce que ressent Lilou Halsberghe, qui fréquente le centre depuis plusieurs années.

« La musique? Ça m’a beaucoup aidée à prendre confiance. La scène? Une plateforme pour faire de la musique devant un public, franchement, c’est super chouette de l'avoir », confie-t-elle.

Le centre Arc-en-ciel, installé à Virton depuis une trentaine d'années, accueille des stages, des séjours, des animations et propose différents projets. Son public principal se situe entre 12 et 26 ans. Le lieu veut rester ouvert à tous, avec une attention particulière pour les jeunes les plus fragilisés.

« Le centre Arc-en-ciel à Virton, c’est un centre de rencontre et d’hébergement destiné à un public jeune associatif, avec une attention toute particulière aux publics les plus fragilisés. Ils voulaient un espace pour faire de la musique ou du théâtre, on les a écoutés », résume Étienne Lalot, coordinateur du site

La scène ne sert pas seulement à ceux qui montent déjà dessus. Elle peut aussi donner envie à d’autres jeunes d’essayer. Antonin, qui fréquente lui aussi le centre, raconte que voir les autres chanter ou jouer lui donne envie de se lancer à son tour. 

Une nouvelle scène que les jeunes doivent s'accaparer 

« Cette nouvelle scène va surtout servir aux jeunes à avoir un lieu d’expression. Une expression scénique, une expression verbale, une expression de danse. On a répondu à une demande des jeunes eux-mêmes et maintenant, c’est à eux à prendre possession de cette scène », poursuit Étienne Lalot

L’an dernier, plus de 1800 jeunes ont fréquenté le centre virtonais à travers plus d’une cinquantaine d’associations. Une fréquentation en hausse qui confirme l’utilité du lieu.