Retour sur la finale de la CanSat Belgium. Destinée à créer des vocations scientifiques chez des élèves de 5e secondaire, la compétition s'est clôturée le 24 avril à Elsenborn. Parmi les 30 équipes belges, 3 provenaient de la province de Luxembourg.

Un pas de tir, des équipes techniques, et des fusées… Bienvenue à la CanSat Belgium.

"C’est un concours européen inventé par l’ESA, l’Agence spatiale européenne. Il existe un CanSat dans chaque pays d’Europe" explique Elise Munoz Torres, l'une des organisatrices du concours.

Envoyées à un kilomètre d’altitude, ces fusées emportent avec elles des mini-satellites. Les instruments embarqués captent pression, altitude et température… mais chaque équipe doit également proposer une mission originale. Pour sa première participation, l’équipe habaysienne de Saint-Benoît s’est ainsi lancée dans une mission de surveillance du ciel :

"On a une caméra embarquée qui va détecter les objets grâce à l'IA et aussi aux couleurs des objets. Comme si on voulait détecter des drones, par exemple, avec les intrusions de drones qu'il y a eu, ici même à Elsenborn. On voulait essayer de faire quelque chose qui pourrait être utile" raconte Alexis Vast, l'un des membres de l'équipe Skysight de l'Institut St Benoît.

Conception 3D de la canette, électronique, codage… les élèves se sont formés pendant plusieurs mois pour mener à bien leur mission ( voir notre reportage précédent ).

"Toutes des compétences qu'on ne développe pas forcément à l'école, qu'ils intègrent dans ce processus, c'est vraiment très appliqué, très concret, donc c'est vraiment très chouette" Gilles Grevisse, professeur de physique à Habay.

Alors que la journée a été marquée par de nombreux incidents techniques, l'équipe habaysienne est confiante. Et effectivement, l’envoi se passe sans encombre. Bien mieux que celui des équipes arlonaises Pegasus et Héliosia qui ont partagé la même fusée... et la même explosion en plein vol ! 

"La fusée a explosé pendant qu'elle s'envolait. Du coup, ça a déchiré notre parachute, mais la canette est intacte" commente un membre d'Héliosia. "C'est un des aspects de CanSat. On le savait, on était au courant. On a passé les jours à régler des problèmes. C'est une expérience comme une autre. On en tirera des choses positives et au moins, ça restera marqué dans nos mémoires !" réagissent deux autres élèves.

Présente depuis 10 ans à la CanSat, l’Institut Notre-Dame d’Arlon avait envoyé deux équipes en finale : Heliosia, qui mesure la bonne santé des forêts, et Pegasus, qui a conçu un double satellite pour une double mesure du terrain depuis les airs.

Une troisième place wallonne pour Pegasus

Comme la conquête spatiale, la CanSat connaît des réussites et des échecs… mais l’expérience reste. Après présentation des résultats des missions au jury, c’est l'école européenne BXL 4 qui a finalement décroché la première place. Parmi les 10 équipes wallonnes, le Collège Saint-Michel de Gosselies s'est hissée en tête du podium wallon, tandis que Pegasus y a décroché la troisième place.

De quoi entretenir la flamme CanSat pour la prochaine édition : les inscriptions seront ouvertes à la rentrée de septembre.