A Bastogne, les élèves de maternelle de l'institut Notre Dame ont pris possession de leurs nouvelles classes en centre-ville. Ce projet ambitieux a été mené tambour battant par le pouvoir organisateur de l'ELCAB, qui met ses bâtiments en adéquation avec les attentes actuelles.
A la récréation ce vendredi matin, les élèves de Madame Alexendra déballent leurs nouveaux jeux d’adresse : des cerceaux, des bilboques, des échasses...
Mais pour ces élèves de maternelles de l’institut Notre Dame, la véritable nouveauté se dévoile juste derrière eux : une école flambant neuve. Aussi moderne dans son design, que naturelle dans son parement et ses matériaux d’isolation.
Une isolation thermique et acoustique, poussée largement au-dessus des normes, qui se ressent aussitôt entré en classe.
"C'est lumineux. C'est insonorisé. Les enfants sont beaucoup plus calmes", "C'est vrai que par rapport aux conteneurs métal, l'acoustique n'a rien à voir. Ça fait du bien aux oreilles", constatent Madame Alexendra et Madame Sandrine, institutrices maternelles
Un chantier à 5 millions mené en moins de cinq ans
Elèves et enseignantes ne sont pourtant pas restés longtemps dans les conteneurs préfabriqués. A peine plus d’un an, le temps que passent les chantiers de démolition de l’ancien bâtiment et de reconstruction du nouveau. Un projet à 5 millions d’euros, mené tambour battant, pour respecter le planning imposé par le plan de relance régional et ainsi décrocher près de la moitié de subsides wallons et européens.
"On a abordé le projet en décembre 2022. On a rentré le dossier courant 2023, et on a commencé les travaux au printemps 2025. Tout s'est aligné heureusement, car nous étions dans l'obligation de réceptionner provisoirement le chantier avant le 30 juin"
Pierre Chavanne, vice-président de l'ELCAB
Composée de cinq classes et de 125 élèves, l’école maternelle Notre Dame est une des neuf implantations gérées par l'ELCAB.
Jusqu’ici isolée des deux bâtiments réservés aux primaires Notre Dame et Saint-Joseph, l’école maternelle a été rasée, et reconstruite quelques mètres plus loin pour s’accoler aux deux autres, et en devenir leur trait d’union.
"Nous nous voyons quatre à cinq fois par jour", expliquent les deux directrices, primaire et maternelle, Isabelle Nijssen et Régine Jacoby. "Maintenant les deux bâtiments communiquent directement, c'est un réel gain de temps et d'énergie. C'est pratique pour les élèves dans le cadre de collaborations".
Le nouvel ascenseur met aussi l’implantation scolaire aux besoins PMR..
"Grâce à cet ascenseur, les personnes à mobilité réduite peuvent passer d'un bâtiment à l'autre facilement. "
Benoit Georges, architecte (Hordeum Architectes)
L'accès est encore facilité par l’arrière du bâtiment, directement connecté par une passerelle au Ravel piéton de Bastogne.
Une intégration dans la nature qui trouvera d’ici fin d’année, son prolongement côté rue, avec la suppression du mur d’enceinte et la création d’une allée verte et des parking de délestage arborés.