Alors que la maison d’éditions Weyrich, placée en Procédure de Réorganisation Judiciaire depuis le mois de mars 2025, tente de se sauver, malgré des dettes abyssales (près de 3 millions d’euros et plus de 200 créanciers au 31/12/25), certains auteurs ont commencé à lâcher publiquement l’éditeur sur les réseaux sociaux.
Ancien collaborateur et même ancien administrateur de la société Weyrich, auteur pour la série des Mooks sur la Bataille des Ardennes, Hugues Wenkin estime son préjudice à plus de 101.000 euros, alors que la société Weyrich n’en reconnaitrait, selon lui, que 3.000 €.
"La société anonyme Weyrich (actuellement en réorganisation judiciaire), me doit 101495.05 €", Hugues Wenkin, Auteur
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Ce post, daté de lundi, a été republié et commenté ce mardi par Francis Groff, auteur de la série des policiers « Stanislas Barberian », sept titres publiés dans la collection « Noir Corbeau» et qui a cessé toute collaboration avec Weyrich depuis plusieurs années. Il est loin d’être le seul même si l’un ou l’autre auteur prend aujourd’hui sa plume pour défendre l’éditeur ex-chestrolais et aujourd’hui bastognard.
"Tarascon avait son Tartarin, Neufchâteau a désormais le sien", Francis Groff, Auteur

Selon nos informations, du côté de Neufchâteau, plusieurs anciens collaborateurs ont intenté des actions en justice pour obtenir des indemnités de rupture ou des salaires impayés. Et il en serait de même chez Schmitz & Goflot, l’imprimerie de Luzery (Bastogne), reprise en février 2024 par Olivier Weyrich. Là aussi un membre du personnel qui s’est fait récemment licencier sans percevoir l’intégralité des indemnités supposées dues a intenté une action. Là aussi la Justice est appelée à se prononcer.
L’avocat de Weyrich SA, Me Christophe Hoogstoel, avait annoncé le début d’un crowdfunding pour le mois d’août. Le but : récolter 150.000 euros, soit 5% des dettes. Rien n’est confirmé à ce jour. Il y a pourtant urgence car un vote des créanciers est prévu le 26 septembre, la protection de la procédure en réorganisation judiciaire n'étant valable que jusqu’au 16 octobre.
Pour certains auteurs lésés, et malgré ses qualités reconnues, laisser cet éditeur continuer à publier revient à laisser des auteurs se faire plumer…
"Ceux qui me salissent devront rendre des comptes "
Pour Olivier Weyrich, administrateur-délégué de Weyrich SA, on ne peut confondre l'homme et la fonction.
"Ceux qui me salissent devront rendre des comptes. Ceux qui râlent aujourd'hui ont touché par le passé des dizaines de milliers d'euros de droits d'auteur. Il y a eu le covid en 2020, l'incendie du dépôt en 2021, l'augmentation soutenue des coûts du papier et des coûts de production. Avant l'incendie, on faisait un million trois cent mille euros de chiffre d'affaire, après l'incendie, on n'en faisait plus que la moitié. Et l'écrit recule en francophonie. J'essaie de sauver une entreprise alors que partout c'est la cata (sic!)", Olivier Weyrich, administrateur-délégué de Weyrich SA