A Nassogne, il s'en est fallu de peu pour que la petite épicerie du village ferme définitivement ses portes. Les deux employées se sont associées pour reprendre l'activité et cela, grâce à l'aide d'investisseurs locaux. 

A Nassogne, "La Mauvaise Herbe" s'est changée en "Graines de Quartier". L'épicerie locale et bio a été reprise par Lily et Madeleine, les deux anciennes employées. "Moi, j'y travaillais depuis 3 ans et ma collègue depuis environ un an et demi", explique Aurélie Vermeulen alias Lily, 

"On se connaît bien, on connaît nos complémentarités et les difficultés auxquelles on sera confrontées, mais pour le moment, tout se passe bien" poursuit Aurélie Vermeulen, l'une des deux épicières de Nassogne.

Dans leurs démarches, Lily et Madeleine sont conseillées par la SAWB, Solidarité des alternatives wallonnes et bruxelloises. Face au refus des banques, les deux associées ont trouvé un soutien financier citoyen. Des clients, producteurs et proches ont apporté 70.000 euros pour racheter le fond de commerces. Le duo a aussi lancé un financement participatif prolongé jusqu'au 13 août. De l'aide, elles en reçoivent aussi au quotidien grâce à la dizaine de bénévoles qui se relayent au magasin.

Une dizaine de bénévoles en soutien

" Je fais un peu de bénévolat pour soutenir ces dames qui ont eu le courage de reprendre l'épicerie. C'était vraiment quelque chose qu'on avait apprécié durant les 5 années précédentes, du temps de La Mauvaise Herbe." Brigitte Van Bunnen, bénévole et cliente

Comme Brigitte, Anne était déjà cliente et bénévole au sein de l'ancienne épicerie

"J'étais déjà bénévole avant et je continue avec grand plaisir", lance Anne Libon, bénévole et cliente de l'épicerie. "C'est important d'avoir des produits locaux et qu'on puisse manger sainement c'est très convivial les gens se connaissent et s'ils ne se connaissent pas, ils font connaissance à force." 

L'épicerie est devenue une ASBL

L'ancienne épicerie était une coopérative, Lily et Madeleine ont préféré opter pour la forme juridique de l'asbl. Car plus qu'un commerce, l'épicerie est un lieu de rassemblement, où il fait bon papoter, prendre un café. 

"Cet aspect social, c'est l'une des raisons pour laquelle on a choisi l'ASBL. On n'a pas envie d'être juste une épicerie classique. On adore quand les gens se rencontrent  et parlent pendant 20 minutes", rapporte Lily c'est une des raisons asbl

Une large gamme de produits majoritairement bios et du vrac garnissent les rayons. P𝐫𝐞̀𝐬 𝐝𝐞 𝟔𝟎 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐭 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫s fournissent l'épicerie, dont un nouveau maraîcher Adrien Barbier de Somme-Leuze. Depuis ce jeudi, de la viande de la ferme Marion de Wavreille est disponible en rayon, une réponse à la fermeture de la boucherie du village il y a quelques semaines.