La neige tombée en abondance ce week-end a rappelé l’ampleur du défi hivernal à Bastogne. Depuis la fusion avec Bertogne, la commune est devenue la plus vaste de Belgique. Un territoire immense, près de 900 kilomètres de voirie, l’équivalent de la distance entre Bastogne et Marseille, à sécuriser en quelques heures seulement.

Sur le terrain, pourtant, rien n’a fondamentalement changé. L’organisation reste la même, avec des équipes mobilisées jour et nuit, réparties sur l’ensemble du territoire communal. Ce week-end par exemple, une douzaine d'ouvriers communaux et quelques indépendants ont sillonné les routes des 73 villages. 

« On est en route depuis 4 heures du matin. D’abord, on déblaye la neige, puis on repasse avec le sel pour éviter que ça regèle. Difficile? Oui, les routes restent glissantes, même en tracteur », explique Nicolas Mathieu, ouvrier communal

Pour faire face à l’ampleur du territoire, le service travaux s’appuie sur une organisation précise. La commune est divisée en cinq circuits, chacun couvert par plusieurs engins. A Bastogne, on compte désormais environ 900 Kms de voiries. Par exemple, la distance entre Bastogne et...Marseille.

« Dès qu’il neige, on lance les lames. Le territoire est divisé en cinq circuits, avec deux à trois tracteurs par circuit. Il y a environ une douzaine de tracteurs et de saleuses qui sont partis depuis vendredi vers 23h. On ne peut pas être partout, mais on fait le maximum. Si un particulier nous appelle, il y a toujours une équipe qui tâchera de faire de son mieux pour répondre aux besoins », dit en substance Benoît Toussaint, responsable du Service Travaux

Une organisation qui permet de couvrir un maximum de voiries, même si le temps reste un facteur incompressible.

« Un circuit normal demande entre trois et cinq heures. On ne peut pas être partout en même temps, mais on fait le maximum », poursuit-il

La fusion n'a pas entraîné de bouleversement dans l'organisation

Du côté organisationnel, la fusion avec Bertogne n’a pas entraîné un grand bouleversement dans le fonctionnement du service hivernal. Les dépôts et le matériel ont été conservés sur les deux sites, afin de garantir une intervention rapide et de proximité. La fusion apporte toutefois un avantage concret : la mutualisation des commandes, notamment pour le sel.

« Le service reste le même sur Bastogne et Bertogne. Les dépôts ont été maintenus pour intervenir au plus vite. On reste proche des gens et on assure un meilleur service », explique de son côté Jean-Paul Besseling. "En commandant le sel pour l’ensemble de la commune, on peut négocier de meilleurs prix à la tonne », termine l'échevin.