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Le département manœuvre de la Défense maintient ses formations à Arlon

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 Publié le jeudi 21 octobre 2021 à 12:43 - Mis à jour le vendredi 22 octobre 2021 à 10:11    Arlon - Province

10.000 nouveaux éléments d'ici 2024 : voilà l'objectif fixé par la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder. Chez nous, si les formations militaires se donnent aujourd'hui à Marche-en-Famenne, celles du département manœuvre ont toujours bien lieu à Arlon. Nous nous sommes rendus au camp de Lagland pour suivre l'entraînement des nouvelles recrues.


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Une opération tactique offensive : c'est la mission du jour pour ces sous-officiers et officiers réunis pour la première fois depuis leur arrivée à la fin du mois d'août. Le sergent Godefroid fait partie des éléments en exercice :

"Le dépassement de soi et la cohésion que l'on peut retrouver à l'armée, c'est ça qui m'a poussé à me lancer dans une carrière de sous-officier d'infanterie. Aujourd'hui, on met en pratique ce que l'on voit en classe, ça permet de faire des erreurs et de voir ce qui marche ou pas".
Tout au long de l'exercice, les instructeurs veillent au grain et rappellent les règles. Gérer les équipes, visualiser le terrain et abattre l'ennemi, voilà la tâche qui incombe aux officiers. Et sur le terrain, c'est une autre paire de manches comme le confie le sous-lieutenant Mertz :

"Les coordinations sont assez compliquées. Sur carte et en classe, c'est très facile de faire des lignes et tout le monde est au même niveau. Ici, on voit que le terrain est parfois accidenté donc il faut être assez fluide et pouvoir s'adapter à la situation".
À la fin de leur formation, ces militaires seront notamment orientés, pour ce qui concerne les francophones, vers les unités d'infanteries tels que les bataillons des chasseurs ardennais et de lanciers à Marche-en-Famenne ou vers le 12E/13E de ligne à Spa. La formation a par ailleurs été réduite pour favoriser le recrutement comme le détaille Olivier Rombaut, commandant du détachement en charge de l'instruction tactique des jeunes militaires :

"On est passé de 30 semaines à 19, ce qui nous permet, avec les moyens actuels, de fournir deux formations en essayant de garder le même niveau de qualité. On veut actuellement recruter beaucoup de cadres : sous-officiers, officiers et notamment des fantassins".
À l'issue de cette année, et selon l'objectif fixé par la ministre de la Défense, 2500 éléments seront formés. Une montée en puissance est programmée pour parvenir au recrutement de 10.000 militaires d'ici 2024. Soit, un défi de taille.


Nicolas Lefèvre





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