Nature

Une habitante de Nothomb veut sauver un daim... adopté par des vaches

Une habitante de Nothomb veut sauver un daim... adopté par des vaches
Sylvie Rondia
 Publié le mercredi 08 septembre 2021 à 16:16 - Mis à jour le mercredi 08 septembre 2021 à 21:59    Attert

Une habitante de Nothomb (Attert) s'est prise d'affection pour un daim. Depuis plusieurs mois l'animal a élu domicile au sein d'un troupeau de vaches. À l'approche de l'ouverture de la chasse, elle souhaite lui trouver une place dans un parc à gibier et lance un appel à l'aide.


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C'est un appel à l'aide insolite qui nous est parvenu via notre bouton "Alertez-nous". Habitante de Nothomb, Sylvie Rondia nous décrit une scène peu banale : celle d'un daim qui vit dans un champ... au milieu des vaches.

"Ce daim ne quitte jamais les vaches.  Il reste d'ailleurs toujours à proximité d'une maman et de son petit veau.  Je les ai même vu jouer ensemble cornes contre cornes.  C'était magnifique", explique Sylvie Rondia. Habitant à proximité, elle se plait à les observer régulièrement lors de ses sorties en voiture ou à pied.  Prise d'affection pour le cervidé, elle craint désormais pour son avenir :  " j'ai peur du moment où le fermier rentrera ses bêtes à l'étable pour l'hiver.  Le pauvre petit va alors perdre sa famille d'adoption.  Pire encore, j'ai entendu dire que des chasseurs seraient déjà au courant de sa présence dans la région".  

Échappé d'un parc à l'abandon

Effectivement l'animal pourrait devenir prochainement la cible des chasseurs et ceux-ci seraient tout à fait dans leur droit comme nous l'explique l'agent du DNF, Pascal Hawart : "il s'agit d'une espèce exogène qui ne vit pas dans la région. Quand il se trouve dans un parc à gibier il est considéré comme un animal d'élevage mais en dehors il devient un gibier au sens de la loi sur la chasse".

Et visiblement sa propriétaire n'a aucune intention de le récupérer. Selon l'agent du DNF, il s'agit d'une habitante de la commune d'Attert qui a hérité d'un parc à gibier lors du décès de son père. Depuis lors, plusieurs de ces daims se sont échappés sans réaction de leur propriétaire.

Même s'il n'y a aucun risque de prolifération, le daim ne fait apparemment pas bon ménage avec les chevreuils. Selon la loi, l'espèce est bien chassable en battue entre le 01/10 et le 31/12 et en affût dès le 21 septembre. Alors que la tendance est plutôt à une baisse des populations de cervidés (pour préserver l'équilibre gibier-forêt), le sort de ce daim égaré semble donc scellé.

Un parc à gibier pour l'accueillir ?

Sylvie Rondia en est consciente, pourtant elle veut encore y croire. Elle compte demander de l'aide au Parc à gibier de Saint-Hubert qui pourrait, pense t-elle, prendre le cervidé en charge.  Et de conclure : "montrons que nous avons un coeur,  aidez-moi à sauver ce daim".

 


Frédéric Feller Nadine Urbain