Festival de la caricature : Kichka et Plantu de passage à Rouvroy

Festival de la caricature : Kichka et Plantu de passage à Rouvroy
Photo d'illustration - Nicolas GUIDI – TV Lux
 Publié le vendredi 19 mai 2017 à 18:11 - Mis à jour le lundi 22 mai 2017 à 17:38    Virton - Rouvroy

Jean Plantureux, dit « Plantu », l'illustre caricaturiste du journal « Le Monde » était de passage ce vendredi soir au ROx de Rouvroy, dans le cadre du festival de la caricature. Lui et son ami, le bédéiste mondialement connu Michel Kichka, ont ainsi découvert les quelques coups de crayons exposés…

 

 « Je suis en quelque sorte son sac à dos ! »

La venue de Plantu n’est pas anodine. Michel Kichka, invité de cette 8e édition du festival de la caricature, a récemment réalisé une bande dessinée racontant son histoire et celle de son père, un survivant des camps de concentration nazis. « L’ouvrage vient tout juste d’être traduit en polonais, à la demande du musée de Cracovie », nous dit-il. « Je suis accompagné par une équipe de télévision, mandatée par le musée qui souhaite réaliser un film. Une rencontre entre Plantu et moi était souhaitée. » L’équipe de télévision, présente sur les lieux, voulait mettre l’accent sur l’affiliation de Kichka à l’association « Cartooning for Peace », créée par Plantu et Kofi Annan en 2006. « Le message de paix que l’on envoie au travers de dessins provocateurs est une part importante de ma vie et le cadre du festival de la caricature n’est que bien choisi ! », rigole-t-il. « A chaque fois que mon copain Kichka me téléphone, je viens ! Je suis en quelque sorte son sac à dos ! », rétorque Plantu.

 

La liberté d’expression, un combat de tous les jours

Après les attentats du 11 septembre 2001 et de Charlie Hebdo en 2015, les deux artistes n’ont pas souhaité laisser la peur prendre le dessus. « Nous avons choisi de ne pas baisser la garde. On n’arrête pas de parcourir la planète à la rencontre des juifs, des chrétiens mais surtout des musulmans car il y a un malentendu avec eux. Aucun des dessinateurs, notamment de Charlie Hebdo, ne se sont levés un matin dans le but d’insulter. Il faudra, à nouveau, sensibiliser les jeunes pour essayer de laver cet imbroglio », affirme Plantu.

 

La communication comme ciment de la démocratie

La constatation est sans appel pour les deux amis, il y a trop d’enfants dans les écoles qui se croient interdits de dire librement ce qu’ils pensent. « On est en train de faire la chose que l’on n’imaginait pas en faisant du dessin de presse. Nous faisons de l’éducation ! Quand on s’assoit devant notre page blanche, on ne pense pas à cela. On exprime une opinion au travers de nos dessins. Et finalement, on se rend compte qu’il faut se lever de notre bureau et rencontrer des jeunes pour leur expliquer des idées qu’ils ne comprennent pas car ils sont trop jeunes. La critique, le dessin et l’humour sont des choses légitimes dont on a besoin », explique Kichka. L’ouverture d’esprit et la communication avec autrui sont donc les deux clefs nécessaires au maintien de cette liberté d’expression.  

 @nicolasguidi

 

 




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