À Amonines, dans la commune d’Erezée, sept nouveaux logements viennent d’être inaugurés. Le projet répond à un besoin sur le territoire. Avec une particularité : quatre de ces habitations sont destinées à accueillir des victimes de violences conjugales en quête de reconstruction.
A l 'intérieur, l’heure est aux derniers détails. Ne reste que quelques meubles à dispatcher ou déballer. Et d’ici deux semaines, quatre appartements flambant neufs accueilleront leurs premiers locataires, des victimes de violences conjugales loin d’être épargnées en zone rurale.
“La demande est générale et n’épargne aucune région”, confie Julien Peter, président du CPAS d’Erezée, “Sur le terrain, j’ai rencontré des personnes dans des situations très compliquées. A Amonines, on a estimé que l’endroit offrait tous les éléments pour que ces personnes puissent se reconstruire sereinement. Il y a l’école à proximité, le home…”
D’une surface d’environ 100 mètres carrés, équipé de deux ou trois chambres, chacun de ces quatres appartements offre un cadre de vie moderne et lumineux à des femmes malmenées et leurs enfants, pour une durée maximale de deux ans. L’un des logements est aussi accessible PMR. La gestion quotidienne sera assurée par l’asbl Olympe, qui travaillera main dans la main avec les quatres assistantes sociales de la commune, spécifiquement formées dans le cadre du projet.
“L’idée était vraiment d’offrir un lieu où ces femmes peuvent se poser et se rétablir”, développe Dominique Petit, assistante sociale à la commune d’Erezée. “ Nous allons essayer d’analyser les besoins de chacun pour y répondre au mieux. Notre accompagnement concernera aussi bien la recherche d’un logement que la recherche d’un travail pour qu’elles puissent se projeter dans l’avenir”.
2,4 millions d'investissements
Trois autres appartements standards, à l’entrée distincte, trouvent également place dans cette ancienne grange, propriété du CPAS d’Erezé depuis plusieurs années. Une attention particulière a été apportée à la préservation du bâti existant. “Le bâtiment provient d’une donation de Madame Philippin il y a bien longtemps et cela nous tenait à cœur de conserver le caractère du bâti”, explique Michel Jacquet, bourgmestre d’Erezée. “ Je pense que c’est vraiment réussi, avec le home d’un côté et ces trois logements standards qui instaurent une vie “normale” autour de ces familles meurtries par la vie”.
Montant total de cette transformation : 2,4 millions d’euros, subventionnés à hauteur d’1,7 millions dans le cadre du plan de relance de la Wallonie. Une seconde vie pour cette bâtisse de caractère, un second souffle pour ses futurs locataires.