S'il est une commune de la province qui s'est battue intensément contre le projet d'implantation du nouvel hôpital centre-sud à Houdemont, c'est bien Arlon. Si les choses sont aujourd'hui apaisées, la ville a été jusqu'à un recours auprès du conseil d'état.
A Arlon, l’opposition au projet de nouveau site hospitalier à Houdemont a commencé dans la rue. A trois reprises, en 2013, en 2015 et en 2019, des marches ont été organisées en soutien à l’hôpital d’Arlon. Si les deux premières ont rassemblé environ 3000 personnes, la dernière, sous la pluie, a mobilisé entre 1000 et 1500 personnes.
En octobre 2020, lors d’une séance du conseil communal, la majorité continue à s’opposer au projet. Et s’adjoint même les services d’un avocat spécialisé. Trois autres communes de l’arrondissement, Aubange, Attert et Messancy sont tout autant opposées au nouvel hôpital.
En juin 2022, c’est un tract qui est distribué dans les foyers arlonais. Les habitants sont invités à afficher leur opposition au dépôt du permis unique. La vile menace, de son côté, de quitter l’intercommunale Vivalia.
Quoiqu’il en soit, le projet poursuit son chemin dans les arcanes administratifs.
En juin 2023, face à l’opposition arlonaise, Mutuelles et médecins généralistes de la province montent au créneau pour soutenir la réorganisation du paysage hospitalier.
Le mois suivant, le permis unique est délivré. La ville d’Arlon n’en démord pas et annonce le dépôt d’un recours au conseil d’état contre la délivrance de ce permis. Pour les élus du chef-lieu, rien n’est encore clair quant aux services que proposeront les proxy-cliniques.
En mai 2025, un accord est trouvé quant à la localisation de la future polyclinique arlonaise. Celle-ci sera installée dans les locaux rénovés de la clinique saint-Joseph.
Le projet de l’hôpital d’Houdemont est revu à la baisse. On passe de 660 à 570 lits. Une demande de permis modificatif est déposée et un accord est trouvé concernant les services proposés dans les polycliniques. Outre les services de base (consultations, radiologie, prélèvements, départ de PIT ou encore autodialyse), la polyclinique arlonaise accueillera des services complémentaires en oncologie et en diabétologie notamment.
De quoi apaiser les tensions et inciter la ville à retirer son recours au conseil d’état.