Deux ans de prison et 15.000 euros d’amende sont requis contre Diederik Verbist, l’ancien patron de « Veviba », dans le scandale alimentaire qui avait éclaté en 2018.
Pour Dimitri Gourdange, le Procureur du Roi faisant fonction, l’intention frauduleuse ne fait pas de doute : « Une réelle volonté de falsification visant à engendrer des bénéfices substantiels » était mise en place par le prévenu.
Lors de la perquisition du 28 février 2018, les enquêteurs ont fait face à un « désastre sanitaire », souligne le Ministère public : inventaire incomplet, désordre dans les congélateurs et sabotage informatique.
Plusieurs témoignages d’anciens employés faisant état de pratiques frauduleuses : décongélation puis re-congélation de viande et réintroduction de sous-produits de viande dans la chaîne alimentaire ont été recueillis par les enquêteurs.
Les employés qui n’étaient pas d’accord avec ces pratiques étaient victimes de menaces ou de représailles. Dans ce contexte, le terme de « mafia » n’est pas galvaudé, affirme Dimitri Gourdange.
À savoir que d’autres personnes comme l’ancien gestionnaire des stocks et l’ancien responsable des exportations encourent également des peines de prison allant de six à douze mois.
Des amendes allant jusqu’à 20.000 euros sont aussi réclamées contre les sociétés « Qualibeef » et « AMB » citées dans l’affaire.
L’audience se poursuit avec les plaidoiries de la défense. Le jugement est attendu dans les prochaines semaines.