Le 7 mars prochain correspondra à l'ouverture de la pêche à la truite. Et à l'approche de cette date tant attendue par les pêcheurs, plusieurs fédérations de pêche procèdent actuellement à des empoissonnements dans les rivières. Des empoissonnements encadrés par le DNF. C'est le cas de la Fédération des Pêcheurs de l'Ourthe, que nous avons suivie.
166 kilos de truites Fario sont prélevés dans la pisciculture de Jean-Marie Clément, près de Bertogne. Ces poissons vont servir à empoissonner l'Ourthe à quelques jours de l'ouverture de la pêche. Mais avant de les relâcher dans la nature, les bestioles sont contrôlées au niveau de la qualité, de l'espèce et de la taille.
"C'est de la truite Fario, donc la truite indigène de nos rivières, précise le pisciculteur Jean-Marie Clément. Pour le rempoissonnement, nous devons respecter une taille qui varie de 24 à 35 centimètres. 25% de l'échantillonnage peut se situer hors de cette fourchette."
Deux objectifs recherchés
Encadrés par le Département Nature et Forêts, des empoissonnements de ce type ont lieu un peu partout en Wallonie. Ils sont budgétisés par le Région wallonne et doivent répondre à deux objectifs.
"Premièrement, c'est pour contenter les pêcheurs puisque dès l'ouverture de la pêche, il y aura beaucoup de monde au bord de l'eau alors que le stock de poissons est limité, précise Frédéric Henrotay, du Service de la Pêche du DNF. Le deuxième objectif est de minimiser la pression de pêche sur les espèces localement implantées et de la maximiser sur des poissons de pisciculture."
Une fois la cargaison contrôlée et validée, les poissons sont disséminés sur différents tronçons de l'Ourthe. Huit arrêts étaient prévus ce lundi pour contenter un maximum des 34 sociétés de pêche du secteur. Ces poissons devraient faire des heureux dès le 7 mars prochain, date de l'ouverture de la pêche à la truite.