Sur les pas de Mercure, dieu du commerce mais aussi des voleurs et messagers des dieux, voila le thème de la nouvelle exposition du musée archéologique d'Arlon qui analyse les échanges et le commerce durant les premiers siècles dans le vicus d'Arlon et ses alentours.

Quel peut être le point commun entre une amphore du sud de l'Espagne, des os de dromadaire et des pièces de monnaies antiques ? Outre que tous ces objets ont été retrouvés sur des chantiers archéologiques, ils ont trait au commerce et à son protecteur : le dieu Mercure

"C'est un dieu qui est retrouvé dans pratiquement tous les chantiers, donc il y a un culte important envers cette divinité. On en a retrouvé un bel exemplaire à Mageroux (Virton) dans les fours de potiers ; c'était un dieu protecteur de l'atelier.", Denis Henrotay, archéologue Awap

On n'a retrouvé que le bas de ce petit autel au dieu Mercure mais l'identification ne laisse la place à aucun doute vu les sandales ailées du messager des dieux. Et Mercure est un ciment entre bien des facettes des échanges.

"Cette exposition reprend toute une série de thèmes qui parlent aux gens : la monnaie, les échanges, les productions, les religions. Tous des thèmes assez facile d'appréhension de manière à ce que tout-un-chacun puisse y trouver quelque chose qui l'intéresse", David Colling, directeur-conservateur du Musée archéologique d'Arlon

Et de ces découvertes archéologiques, on a pu prouver des échanges commerciaux entre, par exemple, Arlon et Virton qui s'achetaient mutuellement de la céramique produite localement.

Autre redécouverte, ce fragment de statue en taille réelle qu'on peut identifier au dieu Mithra et qui n'était plus sorti des réserves depuis 60 ans... Une représentation rare de Mithra portant le taureau qu'il va égorger pour renouveler le cycle de la vie mais qui correspond parfaitement à une œuvre exposée au musée du Louvre.