Les analyses ADN le confirment : le couple de loups de la Forêt d'Anlier est responsable de l'attaque à Louftémont. À Bande, les experts savent également qu'un loup est impliqué, mais son identité n'a pas encore pu être déterminée avec certitude.
Les analyses de génotypage ont livré leur verdict concernant l'attaque survenue à Louftémont. Elles permettent d'individualiser les auteurs de l'attaque et confirment qu'elle est bien imputable au couple de loups installé dans la forêt d'Anlier.
Les résultats montrent que les 2 animaux ont participé à l'attaque dans la nuit du 2 au 3 juillet dernier. Pour rappel, 21 brebis avaient été tuées, appartenant à l'éleveur François Damien. Une confirmation importante, tant pour les autorités que pour l'éleveur concerné.
Pour ce dernier, il s'agit d'un "véritable soulagement. La preuve ADN établit de manière irréfutable qu'il s'agit bien d'une attaque de loup, explique Nicolas Yernaux, le porte-parole du Service public de Wallonie, ce qui lui permettra d'être indemnisé pour les animaux perdus lors de cette attaque", conformément à la procédure prévue par la Wallonie pour les dommages causés par le loup.
Les éleveurs invités à rester prudent et à protéger leurs troupeaux
Ces analyses viennent également conforter les observations formulées par les spécialistes depuis le début de l'été. Cette période est en effet propice aux attaques dites opportunistes. Avec la naissance des louveteaux au printemps, les adultes doivent nourrir une portée de plus en plus gourmande. Leurs besoins alimentaires augmentent fortement et ils peuvent alors être tentés de s'en prendre plus facilement à des animaux d'élevage lorsqu'une occasion se présente. Les autorités rappellent dès lors aux éleveurs qu'il est essentiel de rester vigilants et de maintenir les mesures de protection des troupeaux.
Des analyses toujours en cours à Bande
Concernant les attaques survenues à Bande, dans la nuit des 5 et 6 juillet, à la Ferme du Bony , les analyses ont également confirmé l'implication d'un loup. En revanche, il n'est pas encore possible d'identifier précisément quel individu est responsable, même si "selon toute vraisemblance, il s'agirait du compagnon de la louve de Saint-Hubert. Celui-ci proviendrait de la meute située dans le sud des Hautes-Fagnes. Nous ne possédons pas encore l'ADN de cet individu, mais des analyses complémentaires permettront d'enfin l'identifier précisément", assure Nicolas Yernaux.
Dans l'affirmative, cela impliquerait que la Zone de Présence Permanente (ZPP) du couple de Saint-Hubert sera certainement élargie.