Ce jeudi 7 mai, la zone de police Semois Lesse a proposé une réunion d'information pour les coordinateurs de ses 40 partenariats locaux de prévention. Ces PLP sont les yeux de la police dans les quartiers et villages. Destiné au départ à prévenir les vols dans les habitations, ce partenariat entre police et citoyens est strictement encadré.

Cela fait maintenant 15 ans que la zone de police Semois et Lesse développe un réseau de partenariats locaux de prévention (PLP) sur son territoire. On en compte aujourd'hui une quarantaine que le service prévention redynamise en ce moment. Ce jeudi, les coordinateurs de ces PLP ont eu droit à une séance d'information pour améliorer les relations entre ces citoyens et la zone de police.

"Ils sont un peu nos yeux quand nous ne sommes pas là. Mais il n'est nullement question qu'un membre, un coordinateur, s'attribue des missions dévolues à la police. Il doit rester dans un cadre bien précis. Il est vraiment dans une démarche de récolte d'informations qu'il relaie ensuite aux services de police, pour qu'ils soient beaucoup plus efficaces dans le cadre de leur intervention".
Vincent Laloux, attaché au service prévention de la zone de police Semois et Lesse

Historiquement, ces partenariats ont été créés suite à des débordements en Flandre dans les années 90, à une époque où les initiatives citoyennes de surveillance n'étaient pas encadrées. "Suite à des vagues de vols, des patrouilles de citoyens se sont créées. 

"En réaction, on a créé des réseaux d'information de quartier, comme ils s'appelaient à l'époque, qui sont donc légalement cadrés et qui ont évolué vers les partenariats locaux de prévention il y a plus ou moins une quinzaine d'années. Pour pouvoir mettre en place une vigilance citoyenne tout en respectant le cadre d'interdiction des milices privées". Victoria Belokopytov, gestionnaire de projet au SPF Intérieur

Aujourd'hui la Flandre reste le numéro un en matière de PLP puisqu'elle compte 75% des 1500 PLP répertoriés en Belgique. En province de Luxembourg, les panneaux "les voisins veillent" ont également fleuri aux quatre coins de la province. Chacun de ces PLP est strictement encadré par une charte et un règlement d'ordre intérieur.

Un règlement qui exclut notamment tout voyeurisme, délation ou indiscrétion.

Par contre, les membres du PLP sont encouragés à devenir des acteurs de la prévention contre les vols, les arnaques ou la cybercriminalité. Et avec ou sans PLP, elle rappelle que le 101 reste le numéro prioritaire pour déclarer des situations qui nécessitent l'intervention de la police.