Une cinquantaine d'agents du Département Nature et Forêts ont manifesté pacifiquement ce vendredi matin à la foire de Libramont. L'objectif était d'exprimer leur inquiétude à la ministre wallonne de l'agriculture et de la forêt quant à la réforme du service.

Quel avenir pour les agents du Département Nature et Forêts ? Une question à laquelle ces derniers sont bien incapables de répondre, d'où des t-shirts aux slogans percutants comme "Qui veillera sur la nature demain" ? Une réorganisation du service est crainte avec une perte de compétences dans le chef des agents.

"À l'heure actuelle, l'agent forestier gère son triage de manière générale", explique Matthieu Braun, président de la fédération des agents des forêts. "Et dans ce qui était prévu initialement, c'était de scinder les missions des agents des forêts. La communication est très floue et très tardive, on espère avoir des nouvelles rassurantes et officielles parce que le projet évolue de jour en jour".

"Un stress inutile"

La ministre wallonne de l'agriculture, accueillie avec un mug affichant le logo du DNF mais avec des feuilles de chêne mortes et une trompe de chasse rouillée, dit regretter le stress inutile engendré par de fausses informations. Le service ne sera pas démantelé, il sera revu, mais sans changement pour les agents. Néanmoins, la question du manque de personnel et de moyens n'est toujours pas résolue.

"La Région wallonne doit faire face à des impératifs budgétaires", rappelle Anne-Catherine Dalcq. "Il faut savoir que l'ensemble de l'administration a augmenté de 10% ses effectifs sur les six dernières années, mais il y a eu une diminution au niveau des services extérieurs du DNF sous la tutelle d'une ministre Ecolo. Maintenant, il y a déjà un certain nombre d'engagements qui vont être réalisés en septembre et je réfléchis à d'autres solutions pour assurer toutes les missions, notamment la surveillance pour les feux de forêts".

Un rappel à l'ordre

Un échange direct aura lieu au Démo Forest entre la ministre et les agents forestiers. Certains envisageaient d'ailleurs de ne pas y participer suite aux informations reçues sur la réforme à venir. Un mail de la direction générale s'en est suivi, rappelant que le non-respect des instructions était passible d'une sanction disciplinaire.