Les caméras de surveillance de la ferme « Au Vert de Terre », située à Hives dans la commune de Laroche-en-Ardenne, ont capté dans la nuit de mardi à mercredi, à 00 h 09 exactement, un individu en train de pulvériser un produit suspect sur une prairie fleurie de l'exploitation.
Lorsque le projecteur du système de surveillance s'est déclenché, la personne a immédiatement pris la fuite. Selon l'exploitant, Xavier Moreaux, le suspect aurait toutefois eu le temps d'introduire une substance dans les citernes d'eau destinées aux animaux. Par précaution, il a dû installer des bacs d'eau à la place pour abreuver ses cochons.
"Polluer mes cultures et empoisonner mes animaux, ça commence à bien faire. Sans les caméras de surveillance, on aurait même pu empoisonner des consommateurs à notre insu », Xavier Moreaux, agriculteur.
Des analyses pour identifier le produit
L'origine et la nature du liquide pulvérisé restent inconnues. « S'agit-il de carburant, de pesticides ou d'un autre produit ? », s'interroge Xavier Moreaux, qui va faire prélever des échantillons par le Centre agronomique de Michamps (Bastogne) afin de faire réaliser des analyses.
L'exploitant, qui pratique notamment la permaculture et n'utilise aucun produit phytosanitaire, redoute désormais les conséquences de cet acte sur la certification biologique de son exploitation.
« Ce label représente énormément de travail. Je crains que cet acte de vandalisme ne compromette ma saison ». Xavier Moreaux, agriculteur.
Un suspect identifié par l'exploitant
Xavier Moreaux affirme penser connaître l'auteur des faits. Selon lui, il s'agirait d'un agriculteur de la région avec lequel les relations se sont tendues ces derniers mois.
« C'est quelqu'un que je connais depuis toujours. Nous avons récemment acquis un terrain, et cela ne lui plaît pas. Nous étions également sur le point d'en acheter un autre. Je pense que cela l'a fortement contrarié ». Xavier Moreaux, agriculteur.
L'agriculteur soutient que la personne qu'il soupçonne est connue de la justice pour d'autres affaires. « Je sais qu'il a déjà eu des problèmes avec la justice, mais je ne pensais pas qu'il pouvait aller jusque-là », déclare-t-il.
Une plainte a été déposée auprès de la police mercredi matin. L'enquête devra notamment déterminer la nature du produit pulvérisé et établir les responsabilités dans cette affaire de vandalisme qui suscite une vive inquiétude au sein de l'exploitation agricole.