Les meilleurs cavaliers d’endurance du pays avaient rendez-vous ce samedi à Étalle pour la deuxième édition du concours international FEI. Quarante-six participants belges et étrangers se sont élancés sur des parcours de 100 et 120 kilomètres à travers les forêts gaumaises. Une discipline où la vitesse n’est pas la priorité

Ici, tout se joue dans la gestion de l’effort, tant pour les chevaux que pour les cavaliers et leurs équipes d’assistance.
Nous avons suivi, ce samedi matin, les premières boucles de cette épreuve d'endurance. Après une première boucle de 35 kilomètres, les premiers concurrents reviennent encore groupés au centre de course : le point de départ, non loin du terrain de foot d'Etalle. Les chevaux disposent alors d’une quarantaine de minutes pour récupérer avant de repartir sur les chemins forestiers. Un effort à réaliser à 4 reprises, selon la distance choisie. Hydratation, refroidissement des montures et ravitaillement des cavaliers rythment ces quelques minutes de pause.

« Au niveau des concurrents, nous sommes à peu près au même nombre que l’année dernière, avec des cavaliers venus de Belgique, de France, de Suisse, d’Allemagne, des Pays-Bas, de Grèce et même d’Arabie saoudite. Les cavaliers choisissent avant tout les concours en fonction des parcours proposés, et la Gaume a beaucoup d’atouts à offrir », explique Christiane Gabriel, l'organisatrice

Cette édition accueillait également le championnat de Belgique juniors. Après le forfait d’une concurrente, seules deux cavalières étaient finalement en lice pour décrocher le titre national sur les 120 kilomètres. Si Margot Petit espère se qualifier pour les championnats du monde l’an prochain, sa concurrente Clara Darmstaedter découvre quant à elle un nouveau cheval et aborde cette compétition avec l’envie de prendre avant tout du plaisir. A l'issue de la journée, la seconde nommée est devenue championne de Belgique. 

« C’est un cheval que je ne connais pas depuis très longtemps et je découvre aussi le parcours. L’objectif est surtout de prendre du plaisir. Si on devient championne de Belgique, c’est encore mieux », dit-elle en riant

Enfin, les organisateurs ont profité de cette deuxième édition pour améliorer l’aménagement du site de départ afin de renforcer la sécurité autour des chevaux et des participants.