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La Roche. Pas assez d'étudiants-couvreurs pourtant les emplois sont là

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 Publié le vendredi 21 mai 2021 à 12:41 - Mis à jour le vendredi 21 mai 2021 à 16:55    La Roche-en-Ardenne


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Dans les métiers de la construction, les entrepreneurs sont souvent confrontés à la difficulté de trouver certaines catégories de travailleurs. Le métier de couvreur, par exemple, est aujourd’hui un métier en pénurie. Une pénurie que l’on ressent également dans les écoles techniques. Notamment à l’Athénée Royal de La Roche, dont les élèves participent actuellement à des travaux de rénovation au château.

Depuis plusieurs années maintenant, le Syndicat d’initiative de La Roche-en-Ardenne fait régulièrement appel aux élèves de l’Athénée local pour divers travaux.

Emilie Lambert, coordinatrice du Syndicat d’Initiative de La Roche-en-Ardenne nous explique la fierté de travailler avec une école locale sur des projets de rénovation au château : " ... On essaye autant que possible de pouvoir faire cette collaboration ensemble, notamment avec d'autres sections. Pas uniquement toiture, mais également la menuiserie..."

Actuellement ce sont les élèves des quatre années de la section couvreur-étancheur qui sont à l’œuvre.

Nicolas Paternoster, élève en 4ème section couvreur-étancheur :

"On nous a appelé parce qu'il y a des fuites avec l'ancien revêtement... Depuis l'année passée, je suis en menuiserie et j'ai toujours aimé travaillé de mes mains et toucher un peu plus au bois que par exemple la maçonnerie... Ce qui m'a plu en toiture, c'est qu'on touche au bois et à tout ce qui est toiture. On touche un peu à tout".

Ils sont cependant peu nombreux à être attirés par le métier de couvreur. Ce dernier est en pénurie. De la 4ème à la 7ème, on ne compte en tout que 11 élèves, alors que l’Athénée est le seul établissement de la région wallonne à proposer cet enseignement en plein exercice. Cette année, un seul élève sortira d'ailleurs de sixième année.

Frédérique Diependaele, Directrice de l’Athénée Royal de La Roche-en-Ardenne :

"Et pourtant des entreprises nous appellent et, ce qui est parfois difficile, c'est qu'elles veulent peut-être nos élèves avant qu'ils aient leur qualification, parce qu'ils sont tellement en recherche de main d'oeuvre qu'ils sont prêts à prendre des élèves qui n'ont pas fini leur formation, ce qui n'est pas à conseiller..."

Et pourtant, outre la garantie de trouver un emploi, le métier de couvreur présente bien des avantages : un bon salaire, des possibilités de développer sa propre entreprise ou encore le travail en plein air. Et puis les conditions de travail se sont nettement améliorées.

Joseph Sibret, Professeur de la section couvreur-étancheur :

"Tous les entrepreneurs maintenant ont des grues, des échafaudages, parce que c'est une obligation. C'est donc, quelque part, plus sécurisant et moins fatiguant..."

La section couvreur offre en outre deux qualifications, celle de couvreur et celle d’étancheur. Heureusement, certains élèves de 3ème année en section menuiserie continuent à se tourner vers cette option.

Loïc Mignon, Elève en 3ème section menuiserie :

"En allant en bois, j'ai vu, en allant faire quelques cours en toiture, que ça me plaisait bien. Du coup, je me suis dit pourquoi pas essayer..."

Craintes d’un métier jugé peut-être injustement comme pénible et dangereux, méconnaissance des filières d’enseignement, manque de valorisation du secteur ? Les raisons de la pénurie sont sans doute multiples. Mais une chose est sûre. On aura tous toujours besoin d’un toit au-dessus de nos têtes.