Saint-Léger. L'échevin Philippe Lempereur sous mandat d'arrêt

Saint-Léger. L'échevin Philippe Lempereur sous mandat d'arrêt
 Publié le mardi 21 avril 2020 à 15:54 - Mis à jour le mardi 21 avril 2020 à 17:05    Saint-Léger

C’est une nouvelle dont la commune de Saint-Léger se serait bien passée. Son premier échevin Philippe Lempereur a été arrêté ce lundi midi, a-t-on appris par nos confrères de La Meuse. L’homme se serait rendu coupable de faits de violence au sein de sa famille. “Il faut être prudent, je n’en sais pas plus”, nous confie le bourgmestre Alain Rongvaux.

Trois véhicule de police ont débarqué hier au domicile de l’échevin et l’ont emmené passer la nuit au poste. Le parquet du Luxembourg ne communique aucun élément pour le moment : le dossier a été déposé dans les mains d’un juge d’instruction. Philippe Lempereur a été placé sous mandat d'arrêt ce mardi après-midi pour coups et blessures sur son épouse et ses enfants, avec menaces. En matière de violence intra-familiale, le parquet du Luxembourg se veut intraitable.

Echevin aux nombreuses attributions, Philippe Lempereur avait une nouvelle fois montré ses beaux côtés, les plus dynamiques et entreprenants, au tout début de la crise Covid-19 en chapeautant le réseau de collecte, fabrication et distribution de masques sur Saint-Léger.

Mais Philippe Lempereur est aussi connu pour son caractère fort, entier voire sanguin.

Début septembre, l’échevin a fait l’objet d’une plainte d’un habitant de Saint-Léger pour coups et blessures, suite à des propos tenus sur des réseaux sociaux. Philippe Lempereur a alors reconnu la vive explication, mais nié les coups et a porté plainte à son tour. L’affaire est en justice.

Début octobre, l’affaire a pris un tournant plus politique. Au conseil communal, la minorité avait posé la question de confiance envers l’échevin. Elle s’était appuyée sur les faits du mois de septembre et avait aussi rappelé les “commentaires “inadmissibles” (“La consanguinité ne mène à rien de bon”), écrits quelques mois auparavant à un responsable d’une association de village. 

Le bourgmestre avait dénoncé les propos et Philippe Lempereur avait présenté ses excuses pour ceux-ci. Puis les bourgmestre et colistiers avaient soutenu leur échevin. “Je me suis toujours appuyé sur la présomption d’innocence, martèle le bourgmestre, et j’ai toujours dit qu’il fallait attendre que justice soit rendue.

Cette position est-elle encore tenable ?

Cela me semble de plus en plus compliqué”, nous confie Alain Rongvaux, qui ne cache pas son souci suite aux derniers événements. “Philippe est un échevin de grande qualité, il l’a encore montré tout récemment, mais si les faits s’avèrent fondés, ce sera inexcusable. Nous ne pourrions laisser les choses en l’état, les citoyens ne comprendraient pas.” 

Le bourgmestre compte réunir son groupe de majorité et espère échanger avec son échevin dès que possible. 

 

Christophe Thiry

 







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