A 14 ans, il s'impose déjà parmi les meilleurs de sa discipline. Prins Lejeune d'Hatrival, dans la commune de Saint-Hubert, vient de décrocher le titre de champion d'Europe d'attelage chez les juniors. La compétition s'est déroulée à Osorhei, en Roumanie.

Quelques jours après son sacre européen, Prins Lejeune a retrouvé les écuries familiales. Et aux côtés de sa monture de toujours, il peine encore à y croire... 

“Je vous présente Hector, le cheval avec lequel j’ai remporté cette médaille européenne”, lance Prins Lejeune. “C’est un franche montagne qui m’a été offert par mon grand-père pour mes 5 ans. J’ai grandi avec lui, je le connais par cœur. Ce titre européen ? Je ne réalise pas encore je crois, on travaille tous les jours pour en arriver là donc je suis très content”. 

Un exploit réalisé à Osorhei, en Roumanie, après trois jours de voyage en camion. Sur place, Prins et Hector se sont d'abord illustrés en dressage et sur les obstacles du marathon. Mais c'est leur vitesse sur l'épreuve de la maniabilité qui leur a permis de décrocher l'or européen. 

“Le but est de passer entre les cônes le plus rapidement possible sans faire tomber les balles jaunes qui sont placées dessus”; développe Prins. “ Je parle à Hector avec un code spécifique. Pour qu’il ralentisse, je fais un bruit qui ressemble au pigeon. Pour accélérer, je fais des bruits de bouche. Et puis le plus important c’est toujours de bien le féliciter”. 

Ce titre de champion d'Europe est aussi celui de Juliette. Elle est la groom de Prins. Un rôle clé en attelage. 

Mon rôle est de faire contrepoids sur la calèche, principalement lors de l’épreuve du marathon pour éviter que la calèche ne se retourne. C’est aussi moi qui gère le temps ! Sans groom, il n’y a pas de meneur”, explique Juliette Pinson. 

Une victoire aux accents familiaux

Ce sport, Prins est tombé dedans lorsqu'il était tout petit. Dans la famille, on élève le franche montagne depuis près de 20 ans et l'attelage est presque devenu une religion. Avec beaucoup de travail à la clé... 

“Je suis très fière de lui”, confie, émue, Lisby Bastin, la maman de Prins. “ Il s’entraîne presque quotidiennement. Un entraîneur suisse vient tous les trois mois, tous les mois il a la visite d’un entraîneur belge. Et puis son grand-père et moi-même qui l’entraînons au quotidien. C’est beaucoup de sacrifices, il loupe beaucoup l’école et doit se rattraper. Mais les efforts paient”. 

A 14 ans à peine, Prins attend avec impatience sa majorité pour prendre part aux championnats du monde où il espère pouvoir un jour rivaliser avec sa maman. Lisby représentera les couleurs de la Belgique aux Mondiaux de Munich du 1er au 6 septembre prochain.