Les services de secours belges et français ont étendu le protocole d'accord qui les lie depuis une demi douzaine d'années.
Désormais les secours des trois départements d'Ardenne, Meuse et Meurthe-et-Moselle pourront dépasser la zone frontalière pour apporter leur aide sur l'ensemble du territoire luxembourgeois.
Et réciproquement.
Voilà sept ans déjà que pompiers belges et français s'apportent une aide mutuelle en cas d'intervention nécessitant des moyens complémentaires. Las, ce protocole d'accord, signé en 2019, limitait les interventions aux seules communes frontalières, d'Aubange à Bouillon côté Luxembourgeois.
Et s'il est bien arrivé ça et là de voir débarquer des moyens français au-delà de ce périmètre (encore récemment à Etalle sur l'incendie à la menuiserie Stallbois, où une équipe de Longwy est venue prêter main forte), ces exceptions relevaient d'une forme "d'accord de comptoir", pour reprendre l'expression entendue.
Désormais, et pout une durée indéterminée, les services de secours des départements des Ardennes, de la Meuse et de Meurthe-et-Moselle, pourront en cas de besoin venir renforcer les zones de secours Luxembourg et Dinaphi, pour l'arrondissement de Dinant-Philippeville.
Ce mercredi après-midi à la préfecture de Charleville-Mézières, les services de secours belges et français ont étendu le protocole d'accord qui les lie depuis une demi douzaine d'années.
"La convention permet aux différents partenaires d'intervenir dans des communes qui ne sont pas frontalières, c'est déjà un avantage énorme. Ensuite, les moyens qui sont envoyés en renfort, limités dans la précédente convention, sont aujourd'hui élargis, avec la possibilité de faire appel aux niveau national pour avoir des moyens illimités. Et trois, ça nous permet de manière beaucoup plus cohérente et avec plus d'efficacité de mener des projets européens qui ont du sens"
Stéphane Thiry, commandant de la zone de secours Luxembourg
"Les crises se multiplient et sont de plus en plus intenses, de plus en plus fréquentes. Or, les risques se moquent des frontières, en particulier les inondations et les feux de forêt. Cet accord permet de renforcer les moyens au profit de tous"
Sacha Demière, chef d'état major interministériel zone Est